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« Une ambiance hors-norme » : partis de Vitré, ils ont couru à travers les montagnes de la Réunion
Hugonot
Plusieurs membres des Mil’pattes, club de running à Vitré (Ille-et-Vilaine), ont participé au Grand Raid de la Réunion. Ici, Yann Hugonot. ©Transmis

Le Grand Raid de la Réunion propose plusieurs formats de course. Charles Dodart et Yann Hugonot, membres des Mil-pattes, club de running à Vitré (Ille-et-Vilaine), ont participé à la Diagonale des Fous. Au programme, 180 kilomètres et 10 200 mètres de dénivelé positif.

Pour Charles, c’était sa première participation à la Diagonale des Fous. « C’était un objectif depuis longtemps ». Accompagné par sa famille, il est venu au bout du parcours. « C’est un aboutissement sportif me concernant. Je voulais la faire une fois dans ma vie et la finir ».

Charles avait déjà pratiqué des longs formats lors de l’Ultra Marin (175 km) ou en montagne l’année dernière dans les Pyrénées (175 km).

Pour se préparer, il avait participé à des courses en amont avec des distances progressives : jusqu’à 100 km dans les Alpes, à la mi-juillet. « La fin de la préparation s’est terminée avec beaucoup de kilomètres et de dénivelé. »

« Une ambiance hors-norme »

La course s’est bien passée. « Il y avait une ambiance hors-norme. L’île vit pour la course. J’ai la chance de ne pas avoir eu de problématique liée au sommeil ce qui m’a permis de tenir toute la course. Il y a eu des sentiers difficiles entre le 55e et le 80e kilomètre avec beaucoup de boue. Le parcours était très technique et long. »

La météo n’a pas facilité les conditions de la course. « Une difficulté était liée à la pluie et au froid notamment avant de rentrer dans Mafate. Le jour se levait sur le Maïdo et je savais qu’une bonne partie était faite ». Au final, « le corps a bien suivi ». Charles conclut le parcours en 46 h 42, largement en dessous de son objectif de moins de 50h. « Je ne pensais pas faire ça comme chrono. Je suis très content. Ça s’est bien déroulé. C’était une course difficile à appréhender en amont. »

Dodart
Plusieurs membres des Mil’pattes, club de running à Vitré (Ille-et-Vilaine), ont participé au Grand Raid de la Réunion. Ici, Charles Dodart. ©Transmis

Gérer alimentation et sommeil

Même sentiment de satisfaction chez Yann Hugonot. « Lors de ma participation l’année dernière, une chute m’a mis hors délai. » C’est motivé et déterminé qu’il a de nouveau pris le départ cette année.

« J’ai été très attentif aux détails. En plus, il y avait des conditions météo différentes et un parcours différent. Il fallait être très exigeant sur la technique. »

Son objectif ? « Terminer le parcours. Il fallait gérer l’alimentation et le sommeil. J’avais une bande de copains pour me soutenir. J’ai réussi à récupérer avec des siestes de 20 minutes qui m’ont permis de recharger. »

Yann conclut l’aventure et prend sa revanche en 59 heures. Il vient au bout de la course en trois nuits. « J’ai pu faire l’arrivée, c’était une belle découverte. » C’est aussi grâce à un bon travail de préparation : « C’est l’aboutissement de deux ans de préparation durant lesquels il a fallu rester concerné et focus sur l’objectif. »

Une aventure vécue en famille

Didier Racapé et son fils Enzo ont vécu l’aventure en famille : ils participaient tous les deux à la Mascareignes, une course de 76 kilomètres avec 4000 m de dénivelé positif.

Adeptes des longues distances, ils ont participé au 55 km à Val d’Izé ou encore à un 60 km à Vannes mais n’avaient pas encore participé à une course si longue ensemble. « On se retrouve sur l’esprit des courses trail. C’est un format qui nous plaît. »

Ils ont profité de ce premier séjour à La Réunion pour rendre visite à leur fille et sœur qui y vit désormais. « On a eu la chance d’avoir des dossards. On a allié le côté famille et course. »

Le père et le fils réalisent le premier tiers de la course ensemble. « Ensuite, en fonction des sensations, chacun a géré sa course. » Enzo réalise l’aventure en 17 h 35 et Didier en 20 h.

« L’objectif premier était de finir », confient-ils. « Au bout de 12 h-13 h de course, c’est devenu plus difficile mentalement : je n’avais jamais fait autant. Le côté familial a aidé », confie Enzo. Pour Didier, « le dénivelé et le temps de la course étaient psychologiquement éprouvants. »

Ils ont particulièrement apprécié le fait d’avoir « couru ensemble, l’arrivée comme l’ambiance de la Réunion et son paysage : c’est gigantesque », concluent-ils.

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