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Un résultat peu prévisible à la pause alors que, vent dans le dos, les ciel et blanc, très réalistes sur leurs ballons portés et dans le dos de la défense, menaient 29 à 19 ? Et pourtant, en seconde période, les Stadistes se sont déchaînés. L’essai opportuniste et rageur de l’ailier Pierre Berthelot (26-29) sur le coup d’envoi d’un Diego Jurd auteur d’un 7/8 a donné le ton. « On venait de se dire qu’il fallait frapper fort, monter fort, ne pas se poser de question. Je me donne à 100 %, je fonce, et voilà, glisse l’électrique petit format. On voulait être meilleur en défense qu’en première mi-temps, tout lâcher. »
Alors les Rochelais ont joué simplement, dans les pas d’un pack déterminé, à l’image du pilier droit Zak Price et du talonneur Gabin Garault. Et quand le Racing parvenait à reprendre de l’avance (26-32, 33-37), les Maritimes ne baissaient pas la tête et poussaient par Mark Grindlay (33-32), Oscar Boutez (40-37), Visesio Kite (47-37), auteur comme Berthelot d’un doublé, et Garault (54-37).
“Le Racing était au rendez-vous, c’était une super partie »
Mais quand on demande à Baptiste Gatuingt s’il s’est passé quelque chose de fondateur dans ce second acte, le manager réfute, ne dissociant pas la première période de la suivante. « Ça faisait partie du plan, opine son talonneur. On avait choisi de partir face au vent, donc quand on prenait des essais et qu’on subissait, on se disait qu’il fallait qu’on reste dans la course, que ça allait se libérer en deuxième mi-temps. »
Pour autant, son équipe est apparue plus connectée, plus solidaire. « Oui, on a eu un vrai supplément d’âme, acquiesce le vice-champion du monde U20. C’est ce qui nous a un peu manqué sur tous nos matchs. Là, on est plutôt fier de faire un match plein. » « C’est la première victoire à domicile, où l’on restait sur deux défaites, enchérit Pierre Berthelot. On n’avait pas le choix pour continuer à être dans la course, pour finir dans les premiers. »
« À la mi-temps, on s’est dit qu’il fallait se lâcher, tout donner, se souvenir de la frustration du week-end dernier (contre Vannes, 31-33, NDLR). Il ne fallait pas que ça se reproduise. Le vent était assez fort, on n’allait pas réinventer le rugby. On voulait faire des choses simples, être très efficace et engagé, reprend Garault. C’est toujours bien de jouer des matchs comme ça, le Racing était au rendez-vous, c’était une super partie. »
Avec 14 points, à égalité avec Vannes, le SR reste 5e et non qualifiable pour la poule haute. « On essaie de revenir petit à petit, on a deux défaites à domicile qu’il va falloir rattraper à l’extérieur », indique l’ailier. « On aime bien se faire peur », sourit le talonneur. Mais La Rochelle est toujours vivante, à 5 points du nouveau leader, Nevers, qu’elle a battu chez lui lors de la phase aller…