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À 15 ans, Laura Hébert a brillé lors du gala de Villedieu, remportant haut la main son premier combat en trois rounds. On devrait rapidement réentendre parler d’elle chez les élites.
Laura a poussé la porte du Boxing Club du Val de Saire il y a trois ans. « J’avais vu des vidéos, des combats à la télé, ça m’a plu alors je me suis dit pourquoi pas essayer ? », rembobine-t-elle. « Au départ, ma mère ne voulait pas que j’en fasse, mais je l’ai convaincue ».
À Saint-Vaast-la-Hougue, elle commence par la boxe éducative, mais très vite, elle veut voir plus loin.
« Ce que j’aime dans la boxe, c’est la compétition », assure celle qui prend cette discipline comme un moyen de « me canaliser, je suis hyperactive, j’ai besoin de me défouler ».
À Villedieu samedi, la protégée de Franck et Diego Requier a remporté son huitième combat, pour une seule défaite. Opposée à Léa Deluce (du BC Elancourt, dans les Yvelines) chez les moins de 60 kg, elle disputait sa première confrontation en trois rounds de trois minutes.
« C’était dur, mais je pense que ma victoire était assez nette, estime la Quettehouaise. J’ai remporté les trois rounds ».
Pour Franck Requier, ces bons résultats sont liés à ses qualités : « Laura, c’est une teigneuse. Elle ne lâche jamais le morceau, et en plus, elle ne rechigne pas au travail ».
Son début de carrière est très prometteur, puisqu’elle est déjà championne de Normandie chez les espoirs, un titre remporté au mois de mars dernier à Hérouville, puis elle est devenue Reine des rings après sa victoire à Rouen un mois plus tard. La suite devrait très vite la voir se confronter à la catégorie supérieure.
« Je vais faire les championnats de Normandie élites qui commencent dès ce mois de novembre, et si ça se passe bien, je pourrai viser les championnats de France, c’est mon objectif », indique celle qui effectue un CAP en peinture du côté de Coutances.
À plus long terme, l’adolescente, qui s’entraîne trois fois par semaine, espère percer dans le milieu de la boxe. « J’espère faire des combats professionnels », assure-t-elle. « Elle fait des progrès, on est exigeant avec elle parce que sait qu’elle a des capacités », indique Franck Requier. « Si elle continue comme ça, elle pourrait aller en équipe de France, mais attention, la marche est haute ».
Laura ne dit pas l’inverse : « Je veux faire les choses doucement pour les faire bien. »