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En dominant Nantes 1-0, les Marseillaises ont mis fin à une série sans victoire en championnat qui courait depuis le 12 septembre, et l’ont fait de la manière la plus éprouvante qui soit. Pour le groupe de Nicolas Chabot, après quelques semaines compliquées, ce résultat a des allures de soulagement, presque de délivrance.
Le scénario s’est dessiné tôt, avec ce but de Jenny Perret à la 39e minute, suffisant pour offrir un avantage que l’OM n’a plus lâché. Mais la même Perret a fait basculer la rencontre en seconde période : déjà avertie, elle a été expulsée à la 72e minute. L’attaquante marseillaise a donc été à la fois le visage de la victoire et la source du danger, un paradoxe qui dit bien l’équilibre fragile de cette équipe.
C’est là que le match a pris sa vraie dimension. Réduite à dix pendant plus de vingt minutes, Marseille a subi la pression nantaise sans jamais céder. Dans une période où les résultats n’arrivaient plus, tenir ainsi, collectivement, avec un bloc qui ne rompt pas, est un signal encourageant. Cette maîtrise dans l’adversité tranche avec les dernières sorties, et c’est sans doute la meilleure nouvelle de la soirée.
Reste à transformer l’essai. Cette victoire maintient l’OM féminin dans la course aux play-offs, mais elle ne gommera pas les fragilités d’un groupe qui a mis plus d’un mois à retrouver la victoire. L’absence probable de Perret lors du prochain match, suspension oblige, sera un premier test : celui de savoir si ce succès arraché dans la douleur est un déclic ou simplement un répit.