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Le Bayonnais Vincent Esmiol contraint à l’abandon pour sa deuxième Diagonale des Fous

Lors de sa dernière édition en 2024, le natif de Digne-les-Bains avait bouclé son parcours dans les temps et signé le 6e meilleur chrono. Pour cette nouvelle édition, Vincent Esmiol avait revu ses objectifs à la hausse, ce qui n'avait rien d'étonnant.

"J'étais plus en forme et mieux préparé à l'inscription qu'il y a 2 ans. Je suis arrivé sur l'île environ un mois avant le début de l'épreuve, vers le 20 septembre, pour repérer et m'y entraîner, chose que je n'avais pas faite – ou du moins pas à ce point – en 2024, confie-t-il. J'étais là pour la victoire."

Une préparation qui l'a beaucoup aidé à se mettre en jambes. Et pourtant, Vincent Esmiol a vu son corps lui jouer progressivement des tours, ses capacités physiques se réduisant au fil de la course.

Un abandon dur à digérer

"Sur la ligne de départ, j'étais en pleine forme et vachement motivé. Je suis parti plus vite que prévu mais j'avais de très bonnes sensations. À la mi-course, j'ai eu quelques soucis respiratoires, puis s'est ajoutée une petite blessure au pied. Pour finir, plus d'énergie et des douleurs musculaires aux cuisses. Cela me tenait à cœur de poursuivre mais j'ai préféré abandonner avant que ce soit trop le calvaire", se désespère le coureur de 30 ans.

Vincent tire un trait sur cette édition, à seulement 16 km de l'arrivée. Scénario cruel pour celui qui visait la victoire, mais qui s'est rendu à l'évidence, en accumulant les pépins physiques, que son objectif ne serait pas atteint.

En bon sportif qu'il est, Vincent Esmiol s'est tout de même rendu disponible pour être présent le dimanche 18 octobre au stade de La Redoute à Saint-Denis, lui qui voulait "assister à la remise des prix et retrouver ses concurrents".

Il a notamment recroisé le vainqueur de cette édition et compatriote, Hugo Deck (26 ans), qui est venu à bout de ces 180 kilomètres et 10 200 mètres de dénivelé positif, après 22 h 54 d'efforts.

Revanchard, Vincent Esmiol ne démérite pas et espère revenir plus fort. Pour l'heure, il est temps de se reposer avant de se lancer dans l'élaboration de son prochain programme de course. Transgrancanaria (fin février) ? Ultratrail de Madère (fin avril) ? Hardrock 100 aux États-Unis (juillet) ?

Les idées sont nombreuses et les envies difficiles à contenir. Mais les distances à parcourir et la préparation physique sont importantes. Il faudra donc faire des choix. En attendant, Vincent va retrouver ses sommets, lui qui s'entraîne régulièrement au Cousson, "j'habite juste au pied", mais aussi à l'Estrop et à la montagne des Monges.

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