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Depuis 1982, le maillot de Bardiani n’avait manqué qu’une seule édition du Giro : celle de 2009, à cause du contrôle positif à l’EPO d’Emanuele Sella, ancien coureur de l’équipe. Cette fois, c’est le classement qui menace. La formation se classe 31e au classement UCI par équipes, en dehors du top 30 exigé pour participer à un Grand Tour, selon Cyclismactu.
L’équipe articule tout son projet autour du Giro, si bien que son destin ne dépend plus vraiment d’elle. Bruno Reverberi, dont la famille dirige la formation depuis près de quarante ans, ne cache pas son inquiétude. Le classement UCI final n’est pas encore publié, et les invitations pour le Giro 2027 restent à attribuer.
Dans le podcast Triciclo, Bruno Reverberi s’en prend à l’Union cycliste internationale : « L’UCI est incompétente. Elle a détruit le cyclisme. Le cyclisme est en train de disparaître, et personne ne s’en rend compte. » Le dirigeant dénonce aussi un système de points qui pousse à sprinter pour la dixième place plutôt qu’à prendre les échappées.
Il pointe également les dépenses engagées : « Notre projet, c’est d’arrêter. Comment peut-on dépenser 5 millions d’euros sans avoir le droit de courir ? Il n’y a pas d’avenir, et le cyclisme n’a pas d’avenir. » Des propos qui traduisent la colère d’un dirigeant qui voit son projet dépendre d’un barème.
Pour faire face à l’incertitude, l’équipe a recruté quatre ou cinq nouveaux coureurs, mais uniquement avec des contrats d’un an, par précaution. Une manière de garder une marge de manœuvre alors que l’avenir de la formation reste suspendu au classement.
Reverberi a déjà envisagé l’issue la plus radicale : « Nous avons déjà envisagé de mettre la clé sous la porte dans deux ans. » Dans l’intervalle, l’équipe ne peut que subir le verdict du barème.
Le calendrier est désormais scandé par deux échéances. D’abord, la publication du classement UCI final et l’attribution des invitations pour le Giro 2027. Ensuite, la décision de la famille Reverberi sur l’avenir de l’équipe, attendue d’ici deux ans.