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Alors que Paulo Fonseca a très vraisemblablement dirigé son dernier match à la tête de l'Olympique Lyonnais, les dirigeants rhodaniens auraient déjà identifié leur nouvel entraîneur.
C’est un véritable séisme qui secoue la planète Olympique Lyonnais. Alors que le club rhodanien réalise un début de saison remarquable en occupant une solide troisième place de Ligue 1 après neuf journées, à seulement trois longueurs du Paris Saint-Germain, il s’apprête à perdre son entraîneur. Paulo Fonseca, artisan majeur de cette belle dynamique , va plier bagage pour s’engager avec le Sporting Portugal, son club de cœur. Une fin d’aventure scellée par une dernière victoire face à Angers (2-0) et une étreinte lourde d’émotion entre le technicien et son capitaine, Corentin Tolisso.
Invité à réagir sur les ondes de RMC lors de l’After Foot, l’éditorialiste Daniel Riolo a dressé un état des lieux lucide et pragmatique de ce dossier. Selon lui, si le timing peut surprendre en pleine saison, l’analyse froide de la situation met en lumière une convergence d’intérêts difficilement refusable.
Pour Daniel Riolo, le départ de Fonseca relève autant du choix de cœur que d’une formidable bouffée d’oxygène sur le plan économique pour les finances lyonnaises. « Il y avait une opportunité financière puisque le poste se libère au Portugal, au Sporting », a rappelé le polémiste. En s’emparant de cette occasion, le technicien portugais retourne dans son club de toujours, qu’il a quitté il y a de nombreuses années.
Mais au-delà de la nostalgie, l’opération arrange grandement la direction de l’OL. L’éditorialiste pointe du doigt l’implacable réalité des chiffres : « L’OL économise son salaire, Fonseca était à 400.000 € par mois. Ce qui est énorme. » En se séparant d’un tel émolument, le club libère une marge de manœuvre considérable. Le futur technicien, dont le profil se dessine déjà, émargera vraisemblablement entre 100.000 et 150.000 € mensuels. « Avec le reste, tu peux prendre le salaire de deux ou trois joueurs de Ligue 1 », a ironisé Riolo, illustrant à quel point « il n’y a plus aucune limite à l’arrangement comptable » dans le football moderne où tout le monde semble repartir satisfait.
Cette instabilité ne semble toutefois pas perturber outre mesure un vestiaire lyonnais aguerri aux turbulences institutionnelles et financières de ces derniers mois. D’après Daniel Riolo, les Gones ne sont plus dupes : « Les joueurs de l’OL sont extra-lucides sur la situation, ils comprennent tout. Cela fait plus d’un an qu’ils vivent dans cette situation, avec notamment l’histoire de la Ligue 2. »
Désormais, l’urgence est à la transition. L’OL n’a pas de temps à perdre avec un déplacement crucial en Espagne face à la Real Sociedad en Ligue Europa, suivi d’un voyage périlleux sur la pelouse de Brest en championnat. Si la piste menant à Thiago Motta a un temps circulé, elle n’a pas débouché sur des contacts concrets. C’est donc un profil plus inattendu qui tient la corde pour succéder à Fonseca : Carlos Vicens, ancien adjoint de Pep Guardiola, passé par Braga et actuellement libre de tout contrat. Une page se tourne déjà dans le Rhône.