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Sa voix éraillée n’a pas résonné du côté du Septeo Stadium, cette semaine. L’entraîneur de la défense du MHR, Geoffrey Doumayrou (37 ans), est réquisitionné du côté de Marcoussis pour s’occuper de ce secteur au sein du XV de France. Un choix signé Fabien Galthié, le sélectionneur. Un choix logique, quand on sait tout le bien qui se dit autour de "Doum", dont l’équipe a fini deux fois meilleure défense du Top 14 d’affilée. Un choix surprenant, aussi, quand on sait les frictions qu’ils ont connues il y a quinze ans quand le second entraînait le premier. "C’est un joli clin d’œil dans notre histoire, on en rigole aujourd’hui", s’amusait cette semaine le patron des Bleus.
En attendant, voilà Montpellier déplumé de son technicien. Ce week-end, contre Castres (16 h 35), ce sera la première fois, depuis son entrée en fonction en juillet 2024, que l’ancien centre international (13 sélections) ne sera pas auprès de ses joueurs et du staff. Joan Caudullo, le manager héraultais, habitué à entendre quelques noms d’oiseaux dans son oreillette, va devoir se réhabituer au silence, même si Benoît Paillaugue et Antoine Battut sont tout à fait capables de le combler.
Plus sérieusement, l’encadrement montpelliérain avait évidemment anticipé l’absence de Doumayrou. "Benson (Stanley) et Jesse (Mogg) ont partagé le travail, en plus de leurs prérogatives. Benson a géré tout ce qui est défense sur les trois premiers temps de jeu, et Jesse tout ce qui est organisation générale du terrain, tout ce qui est couverture. Le bon de commande que je leur ai demandé, c’est qu’ils fassent du Doumayrou, parce que c’est ce qui marche. C’est dur à réaliser, je sais, mais ça s’est très bien passé", explique Caudullo.
Néanmoins, la communication est loin d’être coupée. Geoffrey Doumayrou est en lien permanent avec le staff et le groupe, il fait des retours vidéos, d’autant que l’équipe de France n’a pas de match ce week-end. À distance, il a aidé à préparer la réception du CO. "Après, je ne veux pas qu’il soit comme un fantôme, qu’on attende de savoir ce qu’il pense pour agir", ajoute Caudullo. "Pour nous, rien ne change", conclut, finalement, le centre Arthur Vincent. On ne l’entend pas, mais l’esprit "Doum" est bel et bien là.