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"On est à la moitié des matches aller et c’est déjà décisif. Celui qui gagne se positionne pour un moment en tête de classement. Et gagner à Frontignan est un exploit", annonce Gérald Slastan, manager de Saint-Quentin-la-Poterie. "L’an dernier, ils étaient la surprise des matches retour. On gagne de justesse chez eux, pareil à la maison, sur des fins très accrochées", se souvient le manager frontignanais Mickaël Escolano.
Ils se lisent bien parce qu’ils fonctionnent en miroir : "Ils sont dans notre registre avec des juniors qui montent, pratiquant un jeu très intéressant, poursuit-il. Nous sommes aussi jeunes donc assez mobiles dans un projet de jeu déjà connu avec automatismes et recrues extérieures ciblées car le sud attire". "On garde les joueurs qu’on forme, confirme Slastan. Oui, ils sont plus tendres mais il faut prendre les risques calculés de les faire jouer".
Frontignan mise sur sa discipline – "seulement deux cartons rouges l’an passé" –, Saint-Quentin se veut aussi réfléchi : "Mes jeunes sentent bien qu’ils ont plus expérimenté en face – ça le sera car Frontignan, c’est costaud devant – mais ils s’aguerrissent sur nos trois axes : technique individuelle, défense individuelle et collective, cardio travaillé en juniors et séniors mélangés".
Escolano se méfie "de leur très bon huit, capitaine et buteur, et d’un centre au-dessus du lot" ; Slastan s’inquiète "de leurs papas devant à ne pas défier sans faire rentrer des joueurs capables de répondre" et comptant sur "un jeu déployé sur les extérieurs". Saint-Quentin-la-Poterie n’est plus leader et, du côté de Frontignan, "on s’attendait à recevoir le premier mais ils ont trébuché à Maugio. Ils vont être revanchards et tant mieux ! On a invité l’école de rugby pour en faire un bel événement".