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Lundi, Harry Kane a remporté le Ballon d’Or avec seulement 28 points d’avance sur Kylian Mbappé. Ce qui représente l’un des votes les plus serrés de l’histoire de la récompense
28 points. C’est le faible total qui a séparé Kylian Mbappé d’un premier Ballon d’Or cette année, comme révélé par France Football ce vendredi. Le lauréat de l’édition 2026, Harry Kane, a donc devancé le Français pour seulement 0,42 % des points. Ce qui représente le quatrième classement le plus serré de l’histoire, devant notamment celui qui avait sacré Rodri au détriment de Vinicius Junior en 2024.
C’est le duel le plus serré de l’histoire du Ballon d’Or. D’un côté, l’Allemand Matthias Sammer, porté par un Euro victorieux (dont il est désigné meilleur joueur) et un titre de champion d’Allemagne avec le Borussia Dortmund ainsi qu’une Supercoupe. De l’autre, le Brésilien Ronaldo, deuxième du championnat des Pays-Bas (dont il termine meilleur buteur) avec le PSV Eindhoven et vainqueur de la Coupe nationale.
Finalement, le défenseur (18,82 %) l’emportera d’un point devant l’attaquant (144 votes à 143, soit 0,13 % d’écart), qui avait pourtant été plus souvent placé en première position (16 contre 13). Ronaldo, parti au FC Barcelone la saison suivante, sera sacré un an plus tard avec bien plus d’avance : 154 points devant son dauphin Predrag Mijatović.
Au cours de l’année 2019, Virgil Van Dijk s’impose comme le meilleur défenseur du monde. Le Néerlandais porte Liverpool au sommet de l’Europe et à la deuxième place du championnat d’Angleterre à un point de Manchester City (avant un sacre incontestable l’année suivante). Il atteint également la finale de la première édition de la Ligue des nations avec les Pays-Bas face au Portugal.
Mais face à lui, Lionel Messi, déjà quintuple lauréat, sort d’une saison 2018/19 avec 51 buts et 19 passes décisives en 50 matchs avec le FC Barcelone. Cependant, son club n’atteint ‘’que’’ les demi-finales de la Ligue des champions (perdue face à… Liverpool) et ne compte qu’un championnat d’Espagne au palmarès. Ce manque de réussite collective ne lui empêchera pas de soulever le trophée pour la sixième fois avec 686 points (24,36 %) contre 679 pour Van Dijk (24,11 %).
En cette année de Coupe du monde, l’Anglais Bobby Charlton (vainqueur) et le Portugais Eusébio (troisième de la compétition) sont les grands favoris pour décrocher la prestigieuse récompense. Mais les votants des deux pays ne mettront pas leur compatriote dans le top 5 de leur classement. Le juré anglais a préféré placer Alan Ball, Bobby Moore et Geoffrey Hurst devant le milieu de Manchester United, demi-finaliste de la Coupe des clubs champions.
De son côté, le juré portugais estimait que l’attaquant du Benfica n’avait pas besoin de son vote pour gagner. Manqué : Bobby Charlton sera récompensé (81 points, 24,47 %) juste devant le tenant du titre (80 points, 24,17 %), auteur d’une nouvelle saison prolifique devant le but mais au palmarès vierge cette année-là. Et contrairement à 1996, le vainqueur a bien été cité plus souvent en première position (12) que son dauphin (5).
Pour la première fois de l’histoire (avant les Allemands de 1981 et les Néerlandais de 1988), trois membres d’un même pays figurent ensemble sur le podium du Ballon d’Or. En 1972, l’Allemagne remporte l’Euro face à l’URSS grâce à un collectif dense (Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Uli Hoeness, Paul Breitner…).
Champion national avec le Bayern Munich, Franz Beckenbauer (81 points, 21,54 %) sera préféré à ses compatriotes Gerd Müller et Günter Netzer (79 points chacuns, 21,01 %) et au Néerlandais Johan Cruyff (73 pts), tenant du titre et pourtant vainqueur de la Coupe des clubs champions avec l’Ajax Amsterdam. Il devient par ailleurs le premier défenseur lauréat de l’histoire.
Si le sacre de Rodri en 2024 a mis fin au long règne des attaquants, il a aussi été au cœur d’une polémique inédite dans l’histoire du Ballon d’Or. Auteur du doublé Ligue des champions - championnat, le Real Madrid, qui sera désigné club de l’année, mène une grande campagne médiatique en faveur du Brésilien Vinicius Junior, un cadre de l’équipe au sommet de son art.
Mais plusieurs heures avant la cérémonie, alors que le nom du vainqueur n’est plus contacté en amont, l’entourage de la Maison Blanche comprend que son attaquant ne remportera pas la prestigieuse récompense. Ses représentants ainsi que les joueurs décident donc de boycotter la cérémonie, qui verra Rodri être récompensé (1 170 pts, soit 17,64 %) de son rôle majeur dans le sacre espagnol à l’Euro. Il est élu devant trois joueurs du Real Madrid : Vinicius avec 1 129 pts et 17,02 %, Jude Bellingham avec 917 pts et Dani Carvajal avec 550 pts.
On peut terminer à quatre points du vainqueur et ne prendre que la troisième place du Ballon d’Or. À une époque ou seuls 26 journalistes votaient (contre 100 aujourd’hui pour le trophée masculin), Michel Platini s’est retrouvé dans cette situation paradoxale, lors de l’édition de 1977.
Alors encore à l’AS Nancy-Lorraine, le Français (70 pts, 17,99 %) est devancé par l’Anglais Kevin Keegan (71 pts, 18,25 %) et le Danois Allan Simonsen (74 pts, 19,02 %), champion d’Allemagne avec le Borussia M’gladbach et finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions.