Apex Scores Lite Apex Scores Lite flag
back Retour
Top 14 - "Le plaquage qu’a subi Maxim Granell aurait mérité un carton rouge le week-end qui arrive" : les plaquages "hip-drop" désormais interdits, un nouveau casse-tête pour les défenses ?
Maxim Granell a été l'un des derniers joueurs victimes des plaquages "hip-drop", samedi dernier, face à Toulon, désormais interdits. Nicolas Parent

La règle interdisant les plaquages "hip-drop", où le plaqueur retombe par derrière sur les jambes du porteur de balle, entre en vigueur ce week-end lors de la 9e journée de Top 14. Un changement qui risque d'accentuer un peu plus l'orientation offensive du rugby.

Si avec 7,2 essais par match et 54,9 points inscrits en moyenne par rencontre le Top 14 semble beaucoup plus tourné vers l'offensive et le rugby international prendre des allures de "houra-rugby", la situation ne devrait pas s'améliorer à partir de ce week-end, lors de la 9e journée de championnat. Pour cause : la règle des plaquages "hip-drop" est officiellement entrée en vigueur dès le début du mois de novembre.

"Les règles font qu'aujourd'hui le rugby est un rugby qui tourne vers l'offensif. Et ce n'est pas terminé ! Les plaquages par derrière sont dorénavant interdits et cela va accentuer la donne", assure l'entraîneur de la défense de l'USAP, Nicolas Godignon. Pour rappel, un "hip-drop" consiste, pour le plaqueur, à utiliser son poids pour faire tomber le porteur du ballon avant de retomber sur ses jambes par-derrière. En somme, le plaquage qu'a subi Maxim Granell face à Toulon, ce samedi (24-25).

Il faut encore plus éviter de se faire franchir.

"On en a parlé avec les arbitres, révèle Godignon. C'est un type de plaquages qui peut maintenant amener des cartons jaunes, voire des cartons rouges rapidement." Et, en l'occurrence, "le plaquage qu'a subi "Max" Granell ce week-end, ça aurait été carton rouge le week-end qui arrive". Inutile de trop ressasser le passé : si l'ailier toulonnais Oliver Cowie avait reçu un carton rouge sur son plaquage, cela n'aurait pas évité la possible fracture du péroné de l'ailier catalan (environ trois mois d'absence). Cela aurait peut-être influé sur le sort du match, mais pas sur la blessure, qui est la genèse de cette nouvelle interdiction : "C'est vraiment pour la sécurité des joueurs, et à juste titre", insiste Nicolas Godignon.

Et l'USAP en sait quelque chose, car le troisième ligne Joaquín Oviedo a déjà été victime d'une telle blessure face à l'UBB en septembre dernier. Mais si le passé ne peut être changé, cette nouvelle règle aura, elle, des conséquences bien réelles à l'avenir. "Ces plaquages interdits font que, s'il y a un franchissement, on va être obligé d'avoir un plaquage arrière qui s'exécute dans l'avancée, même si on recule... C'est très difficile. Donc, ça va continuer à accentuer l'aspect offensif", analyse l'entraîneur de la défense catalane.

Un défi de plus face à Pau

Car l'objectif, s'il existait déjà, est davantage marqué : "Il faut encore plus éviter de se faire franchir", rajoute Godignon. Un joueur passé sera encore plus difficile à arrêter. Pour le faire tomber, il faudra désormais soit finir par le dépasser, soit bénéficier d'une couverture défensive. En revanche, il ne sera plus possible de s'agripper à lui et de retomber sur ses jambes. Au risque de prendre un jaune, voire un rouge. Les scores seront donc peut-être plus fleuves pour éviter la sanction et laisser filer l'attaquant à l'essai, ou parce qu'il faudra un temps d'adaptation et que certains joueurs seront rapidement exclus. Ou alors, les défenses se resserreront au centre du terrain et délaisseront un peu plus les extérieurs, où sont souvent placés les joueurs les plus rapides et les meilleurs marqueurs.

Et cela aura une vraie résonance pour les défenses usapistes et paloises ce samedi, au Hameau (16 h 35). Car les deux formations ont su briller sur des actions qui peuvent poser ce genre de problèmes sur des retours défensifs : Pau est la cinquième équipe qui franchit le plus en Top 14, celle qui a le plus marqué après des exploits solitaires et la deuxième après une interception, selon Rugby Data, pour ce qu'il s'agit des franchissements à rattraper ; l'USAP est celle qui marque le plus d'essais en première main derrière une mêlée, la deuxième derrière une touche et Pau la formation qui score le plus en bout de ligne, toujours selon Rugby Data, pour ce qui est de la couverture des extérieurs.

Cette nouvelle règle s'apparente donc à un nouveau casse-tête pour les défenses, et pour celle de l'USAP qui est celle qui a encaissé le plus d'essais depuis le début de saison. Un casse-tête supplémentaire au service du secteur offensif... mais, surtout, de la sécurité des joueurs.

Vous aimerez peut-être

"Bon courage pour arbitrer ça" : cette nouvelle règle arrive en Top 14 et Pro D2 ce week-end, ell...

Actu il y a 1 jour

Top 14 : Racing 92, Seunes dos au mur, pourquoi son avenir est bouché

sport.fr il y a 9 heures

Après la mort de Jesús de Miguel, Owono sort du silence

Football 365 il y a 56 minutes

Rugby - Pro D2 : onze cadres de retour, Gabin Pipy s’invite, deux blessés supplémentaires, le gro...

L'INDÉPENDANT il y a 10 heures

"On s’est fait marcher dessus" : débâcle historique et humiliation totale pour Lens écrasé 9-1 à ...

Midi Libre il y a 12 minutes

Rugby – Nationale : "Sa dimension physique va nous faire du bien", Miracle Tangata, une recrue du...

L'INDÉPENDANT il y a 5 heures

Basket-ball/N1 masculine : méconnaissable, le Toulouse Basket Club chute lourdement à Laval sur l...

LA DÉPÈCHE il y a 38 minutes

Rugby/Élite 1 féminine : "Jouer, profiter, m’amuser", l’internationale du Stade Toulousain Paulin...

LA DÉPÈCHE il y a 6 heures

Top 14 – Toulon : Dréan va retrouver les terrains, six mois après !

RUGBY 365 il y a 14 heures

"J’appelais Galthié "papa", il me laissait faire ce que je voulais", "le congé paternité m’a coût...

Midi Libre il y a 10 heures