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Trophées du rugby amateur du Tarn 2026 : votez pour la catégorie Fédérale 3 et Régionale 1
Les quatre joueurs nommés dans la catégorie Fédérale 3 et Régionale 1. Photo montage

l'essentiel Vous avez rendez-vous jusqu’au soir du 15 novembre 2026 pour voter en ligne afin d’élire les meilleurs joueurs et les meilleures joueuses de rugby amateurs du Tarn. Les lauréats seront récompensés lors d’une grande soirée du rugby départemental qui se tiendra le 25 novembre à Graulhet en présence de Gaëlle Hermet. 

Ils sont de retour ! Dès ce lundi 2 novembre, vous, lecteurs de La Dépêche du Midi et fans de rugby, allez pouvoir voter pour les trophées du rugby amateur. Organisés par La Dépêche du Midi, en partenariat avec le comité du département, ils reviennent pour la sixième année dans le Tarn.

Une soirée qui permettra de célébrer les acteurs de cette saison 2025/2026, marquée par de belles réussites sportives dans notre département. C’est à travers la remise de nombreux prix que chaque rouage de la discipline sera célébré.

Aujourd’hui, place aux joueurs de Fédérale 3 et Régionale 1. Ils sont quatre nommées et l’un d’entre eux, grâce à vos votes (disponible à la fin de notre article), deviendra le lauréat de ces trophées du rugby amateur version 2026. Le jury a décidé de nommer : Enzo Marceau (Saint-Juéry/Arthès) ; Julien Combes (Montredon) ; Alexis Fasan (Lisle-sur-Tarn) et Bilel Henni (Saint-Sulpice). 

Enzo Marceau (Saint-Juéry/Arthès) : talent, humilité et la fidélité en plus

"Choisir Enzo Marceau pour les Trophées du rugby, c’est reconnaître un joueur qui incarne à la fois l’excellence sportive et l’exemplarité humaine." Son ex-entraîneur François Valat affirme les valeurs de son talonneur. Présent à Saint-Juéry depuis cinq ans, Enzo a débuté à Carmaux alors qu’il était cadet et a suivi un parcours hors du commun en faisant partie d’une génération carmausine exceptionnelle dont il était le capitaine, et qui a échoué en demi-finales du championnat de France juniors Phliponneau. "C’est mon meilleur souvenir et ma plus belle saison", aime à rappeler Enzo. La suite, c’est une année en seniors à Carmaux, deux autres à Saint-Juéry et puis à l’US Pays de Gex en Fédérale 3, alors qu’il était parti avec un copain pour travailler en Suisse. Il revient ensuite et s’installe dans le club de Saint-Juéry, pour s’associer avec son frère et son père dans un cabinet de prothèse dentaire.

Enzo Marceau (Saint-Juéry/Arthès)
Enzo Marceau (Saint-Juéry/Arthès) DR

À 27 ans, il a encore un bel avenir devant lui et est régulièrement sollicité par d’autres clubs. "J’aime Saint-Juéry, c’est là que j’ai une bonne partie de mes copains et je reste avec eux." Avec ce club, il a connu de belles aventures, à commencer par les sélections départementales, les victoires en Boucliers de Terroir, en finale de la Ligue et deux sélections avec l’équipe nationale du Cameroun lors des qualifications en Coupe d’Afrique. Un palmarès bien fourni qui reflète bien les bons commentaires de son ancien entraîneur : "Enzo représente tout ce qu’un club souhaite avoir : un compétiteur hors norme qui se démarque par son travail, ses qualités humaines ses ambitions, son humilité. Il a aussi, sur le terrain, une belle technique et une grande explosivité." Mais Enzo Marceau garde la tête sur les épaules et profite de quelques moments entre rugby et travail pour s’occuper de son petit Louis, âgé maintenant de 5 mois.

Julien Combes (Montredon) : famille et rugby s’entremêlent

Vous ne connaissez pas "Perruche" ? Il s’agit tout simplement de Julien Combes, le troisième ligne de Montredon qui a hérité de ce surnom. À 34 ans, il est devenu une pièce maîtresse, "un atout majeur pour l’équipe seniors, dixit son entraîneur David Loubet. Il relativise toujours dans les mauvais moments afin d’en attendre de meilleurs. C’est un fédérateur, son expérience et son implication sont très importantes dans le groupe." "J’ai débuté le rugby en jeune pousse à l’Aviron Castrais jusqu’en juniors. Le rugby est ancré dans ma famille. J’ai des cousins qui jouent à Alban. Je ne pouvais pas passer à côté. Par la suite, j’ai fait trois saisons en Belascain et quelques feuilles de match en B à Lavaur et une saison à Mazamet", retrace Julien Combes.

Julien Combes (Montredon)
Julien Combes (Montredon) DR

C’est par l’intermédiaire de son frère Quentin que Julien arrive en 2016 à l’OM XV. Mon frère travaillait chez José Diaz à Castres et comme son frère Albert était co-entraîneur à Montredon, il nous a "réquisitionnés". "C’était la bonne saison, puisqu’au bout, on a remporté le Bouclier des Pyrénées 1re série. J’ai rapidement adhéré dans ce club, c’est très familial et j’ai vite trouvé mes marques. On ne pouvait pas passer à côté, puisque notre père est né à Montredon et notre mère y travaille." Impliqué dans l’école de rugby dès qu’il est disponible, il s’investit de plus en plus dans toutes les activités du club, surtout avec ma compagne Ludivine qui s’occupe des M8. Sur le terrain, il est avant tout un numéro 8 efficace mais peut très bien dépanner en première ligne, "sans particulièrement apprécier", tient-il à rajouter. "Je veux rester positif, c’est dans mon tempérament. Il faut toujours trouver des solutions pour aller au-delà des mauvais passages."

Alexis Fasan (Lisle-sur-Tarn) : destin tracé vers le terrain

Alexis Fasan est tout simplement tombé dans ma marmite ovale à la naissance. Son papa a été joueur, entraîneur, dorénavant chargé de la logistique. Sa mère est aussi bénévole au club de l’ASL, ses oncles et son grand-oncle ont été joueurs de rugby, dont un qui a joué à Toulon au siècle dernier. Alors Alexis a toujours eu des maillots de rugby (souvent reçus comme cadeau). Il possède même, entre autres, celui du demi de mêlée des All Blacks Byron Kelleher. Alexis Fasan a naturellement commencé le rugby à 5 ans à Gaillac. Il restera à l’UAG jusqu’à ses 24 ans avant de rejoindre son club et ses racines à l’Amicale Sportive Lisloise.

Alexis Fasan (Lisle-sur-Tarn)
Alexis Fasan (Lisle-sur-Tarn) DR

À Gaillac, il a tissé ses premiers liens forts d’amitié, a été champion Philiponneau Occitanie, et se souvient aussi "en cadet/junior, être allé jouer en Allemagne contre l’équipe nationale allemande avec l’équipe de rugby du Tarn". Aujourd’hui, bien ancré à Lisle-sur-Tarn, il ressent une fierté quand il est capitaine de l’équipe. "Car j’ai avant tout grandi ici. C’est une motivation supplémentaire pour guider, accompagner mes amis, mon équipe, toujours vers plus haut. Mon rôle évolue puisque j’entretiens un lien physique entre le sportif et les dirigeants. Quand je suis arrivé ici, j’ai annoncé que mon rêve était de jouer et voir Lisle en Fédérale 3. La marche n’était pas loin la saison passée et je garde cet espoir pour notre club. Le rugby, c’est ma famille, cela rythme ma vie depuis toujours."

Bilel Henni (Saint-Sulpice) : du ballon rond aux mêlées 

Il y a trois ans, Bilel Henni a changé de terrain, mais par amour du sport collectif. Ancien footballeur, le joueur de Saint-Sulpice a découvert le rugby par curiosité, poussé par des amis qui le pratiquaient déjà. Une découverte qui s’est rapidement transformée en véritable envie de poursuivre l’aventure. S’il a toujours aimé regarder le rugby, il lui manquait encore le déclic pour sauter le pas. Celui-ci est venu de son entourage, mais aussi de l’atmosphère qu’il a découverte au sein du club saint-sulpicien. Une ambiance familiale qui a contribué à lui donner envie de s’investir durablement. Désormais pilier, Bilel apprécie particulièrement ce que le rugby lui permet de vivre sur le terrain. "Je suis un joueur simple qui aime le contact", résume le joueur de 24 ans.

Bilel Henni (Saint-Sulpice).
Bilel Henni (Saint-Sulpice). DR

Dans ce sport où l’engagement physique occupe une place centrale, il trouve un mélange de plaisir et de combativité : "Sur le terrain, il y a un sentiment de joie et de combativité." Au fil des saisons, le ballon ovale a pris une place de plus en plus importante dans sa vie. Au point de faire un choix : mettre un terme au football pour se consacrer pleinement au rugby. Une décision qui témoigne de son attachement à cette discipline et de son envie de continuer à progresser. Pour sa troisième année, Bilel Henni poursuit donc son apprentissage sous les couleurs du RCS XV, son club depuis ses débuts. Du football aux mêlées, il a trouvé un nouvel espace pour exprimer son goût du collectif, du combat et du partage. Et désormais, son avenir sportif s’écrit exclusivement avec un ballon ovale.

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