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De quand date votre amour pour le MHSC ?
J’ai un souvenir très précis, quand j’étais au collège. En 2009, on a eu un match de la montée (en L1) contre Strasbourg, et c’était la première fois de toute ma vie que j’allais au stade pour voir un match de foot en vrai. Le match a été gagné 2-1 sur deux buts fantastiques, et tout le monde avait envahi le terrain.
Je me suis dit, si c’est ça, le foot en vrai, c’est extraordinaire. Forcément, j’ai été piqué par ça, et depuis c’est mon club. Comme d’autres gens supportent certainement d’autres clubs, mais moi j’ai ça. Et ça ne partira jamais.
Revenez-vous voir des matches au stade ?
Je venais voir des matches, sauf qu’à chaque fois, ils perdaient ou ils ne combattaient plus. Là, on m’a fait comprendre qu’il fallait que je revienne.
Est-ce qu’il y a un joueur qui vous a marqué ?
Moi, j’aimais beaucoup Téji Savanier, qui nous a quittés. Enfin, il n’est pas mort mais… (il a quitté le club pour Metz, cet été, NDLR). Je trouve qu’un enfant de Montpellier qui est resté au club alors qu’il y a eu d’autres offres, en plus du joueur extraordinaire que c’est, je lui dirais que c’est génial.
Qu’est-ce qui vous plaît chez lui ?
En fait, je trouve que ça a l’image du club et de la région, c’est ce que j’aime bien. En étant très fan de foot de manière générale, je trouve qu’il y a un côté familial à Montpellier.
J’ai l’impression qu’on est les petits Gaulois qui résistent aux envahisseurs, aux clubs achetés par des milliardaires ou des États même. Je trouve qu’il y a ces valeurs du club, que ce soit le travail, ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre, mouiller le maillot, ne rien lâcher. Ça me parle beaucoup et c’est ce que j’essaie de reproduire dans mon travail et dans ma vie tous les jours.