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Saint-Étienne figure parmi les meilleurs clubs formateurs français. Mais un détail du nouveau classement du CIES mérite une explication.
La formation reste l’un des marqueurs historiques de l’AS Saint-Étienne. Malgré sa présence en Ligue 2, le club continue de voir d’anciens pensionnaires de son centre évoluer au plus haut niveau, en France comme à l’étranger. Une nouvelle étude de l’Observatoire du football CIES vient confirmer cette capacité à produire des joueurs professionnels. Pourtant, derrière la bonne position des Verts dans ce classement national, une statistique interpelle et pourrait donner une impression trompeuse de la situation actuelle.
Selon les données du CIES publiées mercredi 21 octobre et relayées par Peuple Vert, Saint-Étienne occupe la huitième place française des clubs formateurs. L’étude recense 29 joueurs passés par le centre stéphanois et évoluant actuellement dans l’un des 49 championnats de première division analysés. Parmi eux, onze jouent dans les cinq grands championnats européens. Mais aucun de ces 29 éléments ne porte aujourd’hui le maillot de l’ASSE dans le périmètre retenu.
Ce paradoxe s’explique d’abord par la méthodologie de l’étude. Celle-ci ne comptabilise que les joueurs évoluant dans les championnats de première division sélectionnés. Saint-Étienne étant actuellement en Ligue 2, ses propres joueurs ne peuvent pas figurer dans ce décompte. Il serait donc incorrect d’en conclure que le club ne fait plus confiance à ses jeunes. La statistique illustre surtout la présence importante de joueurs formés dans le Forez au sein d’autres équipes professionnelles.
Cette huitième place rappelle néanmoins l’importance du centre de formation dans l’identité stéphanoise. Pour Kilmer Sports Ventures, l’enjeu sera de continuer à produire des talents tout en leur offrant des perspectives sportives au club. Une éventuelle remontée en Ligue 1 pourrait également modifier la représentation de l’ASSE dans les prochaines études du CIES. En attendant, les Verts peuvent se prévaloir d’un savoir-faire dont les effets restent visibles bien au-delà de Geoffroy-Guichard.