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l'essentiel Dans un an, Jérémy et Quentin, deux soignants tarnais, prendront le départ de l’Ironman de Barcelone. Au programme : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et un marathon. Un défi hors norme qu’ils relèvent pour la tatie de l'un d'eux, atteinte de sclérose en plaques. Objectif : récolter des fonds pour soutenir la recherche et les malades et faire connaître cette maladie.
"Voilà un mois qu'on a commencé la préparation. C'est assez intense. On s'est dit que plus tôt on sera au point, mieux ce sera", explique Jérémy, 29 ans. Dans un an, avec son ami Quentin, 37 ans, les deux Tarnais disputeront l'Ironman de Barcelone. Soit la bagatelle de 3,8 km en mer Méditerranée, 180 km de vélo et un marathon. Tous deux soignants au Bon Sauveur sont des sportifs, mais de là à faire un ironman...
Ce défi, ils se le sont lancés à cause de la tante de Jérémy, atteinte de sclérose en plaques. "Un jour je leur ai dit ne courez pas pour rien, mais pour une association", raconte-t-elle. Les deux hommes la prennent au mot. "Cela a été de longues discussions. On voulait quelque chose de très très dur. De compliqué pour une maladie compliquée", explique Jérémy. "On sera ses jambes, on va le faire pour ma tatie", ajoute-t-il.
L'Ironman de Barcelone accepte les engagements sans qualification. Ce sera donc cette course. Ce qui laisse un an à l'équipe pour s'entraîner et surtout récolter des fonds. Car le but de cette aventure est bien là : récolter des fonds pour aider à la lutte contre la sclérose en plaques en faisant connaître cette maladie, en aidant les malades et la recherche. Pour ce faire, ils ont signé une convention avec l'association France Sclérose en Plaques.
Une cagnotte a ainsi été ouverte sur Helloasso. "Les fonds seront entièrement touchés par France Sclérose en Plaques", précise la tante. "Je me suis fixé un haut objectif. Dans mes rêves, j'aimerais atteindre 10 000 €. Ce serait génial", avoue-t-elle.
Enfin, une seconde cagnotte Leetchi a été ouverte. Elle servira pour l'achat de l'équipement. On ne court pas une telle course juste avec un cuissard et des baskets. "Faire un Ironman demande énormément d'investissements. Tout est très cher : les combinaisons de nage, les vélos, les chaussures.", explique Jérémy. Rien que le dossard coûte 800 €. D'ores et déjà, plusieurs sponsors ont été trouvés localement. Il y a même une pharmacie qui fournit des compléments alimentaires. "Le but ce n'est pas qu'ils nous paient l'Ironman, c'est de récolter des fonds pour l'association et de mettre en avant cette maladie méconnue", précise bien le soignant.
Dans ce but, ils communiquent sur les réseaux pour créer une communauté autour de 226 pour la SEP. Un exercice pas évident avouent-ils. Pour le moment, ils affichent 600 abonnés et 54 000 personnes se sont connectées sur les 30 derniers jours. Quant à l'entraînement ? Quentin peine un peu sur le vélo et Jérémy sur la course à pied...
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