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Le pilier droit Tevita Tatafu, le talonneur Guillaume Cramont et les troisièmes ligne Esteban Capilla et Alexandre Fischer font partie des 42 joueurs appelés par le sélectionneur Fabien Galthié. Léo Coly et Nick Abendanon posent un regard sur eux
Tevita Tatafu réalise un début de saison mitigé mais au moins, le pilier droit (3 sélections) enchaîne les matches (cinq titularisations en six rencontres, un essai). « C’est un joueur très puissant, aux qualités physiques hors norme, hallucine son équipier Léo Coly. C’est un animal, on ne va pas se mentir ! Je le suivais depuis déjà quelques saisons. Sur un match, tu pouvais le voir au niveau trois étoiles et le week...
Tevita Tatafu réalise un début de saison mitigé mais au moins, le pilier droit (3 sélections) enchaîne les matches (cinq titularisations en six rencontres, un essai). « C’est un joueur très puissant, aux qualités physiques hors norme, hallucine son équipier Léo Coly. C’est un animal, on ne va pas se mentir ! Je le suivais depuis déjà quelques saisons. Sur un match, tu pouvais le voir au niveau trois étoiles et le week-end, d’après il disparaissait pendant trois semaines, donc je suis content qu’il puisse enchaîner. S’il se sent bien physiquement et mentalement, il ne pourra que progresser et s’installer dans cette classe de droitiers de niveau international. »
« Depuis qu’il est arrivé, c’est quelqu’un qui a amené beaucoup au groupe ». Nick Abendanon mesure déjà les effets du prêt de Guillaume Cramont (1 sélection), propriété du Stade Toulousain. Le talonneur a disputé six matchs, pour trois titularisations et deux essais. « Ça fait plaisir d’avoir un petit Landais (il a grandi à Dax, NDLR) en plus dans l’effectif, sourit Léo Coly, originaire de Biscarrosse. C’est un très bon mec, un très bon joueur, qui a toujours le smile, qui est toujours de bonne humeur. C’est un mec qui, malgré son jeune âge (25 ans), a une bonne expérience. Quand tu as été dans un club comme le Stade Toulousain, une institution, tu as quelques valeurs ancrées en toi. Je me souviens qu’en début de saison, il me faisait la projection des cinq premières journées. Il me disait qu’on allait mettre des branlées à tout le monde ! » Le rire illumine le visage du demi de mêlée. Derrière, le propos traduit quelque chose : « Il était un peu mal habitué à Toulouse mais il a cette mentalité de toujours vouloir gagner, que ce soit un petit jeu ou les matchs. Il veut aller chercher des points partout. »
« Même s’il a commencé la saison un peu doucement, Esteban a ensuite enchaîné les matchs avec un bon niveau de jeu, juge l'entraîneur Nick Abendanon. Des mecs comme ça, il n’y en a pas souvent dans un groupe. Il est athlétique, habile, il gagne ses un contre un… La seule chose qu’il peut faire un peu mieux, c’est d’être plus collectif. Il veut faire le meilleur pour lui, mais ce n’est pas toujours toi qui vas faire la différence. Il est très frustré de ne pas avoir eu son opportunité cet été. Il a utilisé ça comme motivation. Mais s’il n’a pas eu son opportunité avant, ce n’est pas à cause de son niveau de jeu, je pense, mais à cause de quelque chose d’autre. Esteban est très particulier. J’adore ce mec, j’adore son caractère. Il sait ce qu’il veut et il va faire tout pour l’avoir. C’est un gagneur. C’est pour cela qu’il a signé pour Toulouse, parce qu’il veut aller là-bas, il veut gagner chaque année un titre. Il me fait penser au film Any Given Sunday (L’enfer du dimanche), avec un quarterback très individualiste. Le coach lui apprend que ce n’est pas l’individu qui fait une bonne équipe, mais le collectif, quand tout le monde bosse ensemble pour un objectif en commun. Il peut peut-être travailler un peu plus cet aspect-là. »
Pas un mot plus haut que l’autre. Le seul bruit que vous entendez, ce sont ses rugueux plaquages. Alexandre Fischer, arrivé à l’été 2025, est une sacrée bonne pioche pour l’Aviron Bayonnais. Un travailleur de l’ombre qui plaît au public de Jean-Dauger et au sélectionneur, qui se penche plus régulièrement sur son profil. Le troisième ligne (cinq matches, cinq titularisations) de 28 ans ne compte que deux sélections à ce jour mais il est plus régulièrement dans le débat ces derniers mois. « Pour moi, Alex Fischer fait un très bon début de saison, insiste Nick Abendanon. J’adore son engagement, j’adore comment il travaille. C’est un joueur extraordinaire. »