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La victoire de Harry Kane devant Kylian Mbappé au Ballon d’Or 2026 s’est jouée "à vraiment très peu de choses", dixit le rédacteur en chef de France Football.
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« Les deux plus proches, ce sont les deux premiers. Ça se joue à vraiment très peu de choses. » Vincent Garcia, rédacteur en chef de France Football, n’a pas voulu dévoiler le détail des votes du Ballon d’Or 2026, lundi soir à Londres, après le sacre de Harry Kane devant Kylian Mbappé et Lamine Yamal. Tout juste a-t-il précisé que l’écart de points entre le lauréat et son dauphin était « moindre que celui entre Rodri et Vinicius en 2024 », soit 41 points.
A-t-on assisté au scrutin le plus serré de l’histoire ? Il faudra attendre samedi et la parution du magazine pour le savoir. Mais il est peu probable que cette 70e édition du prestigieux trophée égale le record en la matière, qui date de 1966 et 1996. Il y a 60 ans, Bobby Charlton avait devancé Eusébio d’une petite longueur (81 contre 80 points) à une époque où, il faut le rappeler, le jury n’était pas composé de 100 journalistes comme aujourd’hui.
Même scénario 30 ans plus tard avec la victoire de Matthias Sammer aux dépens de Ronaldo Nazario, là aussi pour une seule unité (144 contre 143 points). Entre ces deux éditions-là, d’autres élections du Ballon d’Or se sont jouées sur un coup de dé ou presque, comme en 1972 lorsque Franz Beckenbauer avait pris le meilleur sur ses compatriotes allemands Gerd Müller et Günter Netzer pour deux points seulement (81 contre 79 points).
En 1977, Allan Simonsen avait quant à lui décroché le Graal avec trois longueurs d’avance sur Kevin Keegan et quatre sur Michel Platini (74 contre respectivement 71 et 70 points). Un « Platoche » qui l’avait d’ailleurs vraiment eu mauvaise. Bien auparavant, lors du tout premier Ballon d’Or de l’histoire en 1956, trois unités avaient également séparé le vainqueur Stanley Matthews de son rival Alfredo Di Stéfano (47 contre 44 points).
Mais tous les Ballons d’Or serrés ne sont pas aussi poussiéreux. En 2019, Lionel Messi avait ainsi coiffé Virgil van Dijk au poteau pour seulement sept points (686 contre 679 points). La grande différence avec l’édition 2026, c’est que le jury était cette année-là composé de 176 votants et qu’ils devaient établir chacun non pas un top 10 mais un top 5, avec 6 points attribués au premier, puis 4, 3, 2 et 1 points pour les suivants sur leur liste.