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Après une saison difficile à Salamanque, celle qui a joué trois saisons dans les Landes est revenue en France, à Bourges. Et elle savoure à l’avance le fait de revoir l’espace Mitterrand, ce dimanche (15 heures), pour le choc de la 6e journée de championnat
Au lendemain de la victoire de Bourges en Euroligue face aux Turques de l’Emlak Konut (79-74), Clarince Djaldi-Tabdi s’est offert une petite journée de repos à Paris. C’est en sortant du métro qu’elle prend le temps de se projeter à ce week-end de cette voix chaleureuse qui fait sa marque de fabrique. Après la capitale, direction dimanche la capitale du basket féminin depuis deux saisons. En 2025, c’est d’ailleurs elle qui soulevait le...
Au lendemain de la victoire de Bourges en Euroligue face aux Turques de l’Emlak Konut (79-74), Clarince Djaldi-Tabdi s’est offert une petite journée de repos à Paris. C’est en sortant du métro qu’elle prend le temps de se projeter à ce week-end de cette voix chaleureuse qui fait sa marque de fabrique. Après la capitale, direction dimanche la capitale du basket féminin depuis deux saisons. En 2025, c’est d’ailleurs elle qui soulevait le lourd trophée du champion de France.
« Ça me fait un grand plaisir de revenir. Ça me semblait loin en début de saison, quand j’ai vu le calendrier, et puis on y est déjà : ce sera une belle émotion. Oh, et puis c’est vrai que la capacité de la salle a augmenté, j’ai hâte de voir ça. Je vais encore plus me faire siffler », lâche-t-elle dans un éclat de rire. Lors de sa dernière venue à Mitterrand, pour les manches 2 et 3 de la finale, en mai 2026, auxquelles elle a assisté en tant que spectatrice, la tribune Chalosse n’avait pas encore été agrandie. Cette fois, l’intérieure ne sera plus simple supportrice de sa petite sœur Maëva, Tango depuis 202, mais au contraire pleinement investie dans sa tâche.
La possibilité de jouer en club avec sa sœur a clairement constitué un argument de poids au moment de rallier le Berry pour Clarince, partie tenter l’aventure en Espagne, à Salamanque, en 2025-2026. Une expérience « très enrichissante » mais pas concluante d’un point de vue sportif. « Je me retrouve doucement mais sûrement après une saison compliquée. Je retrouve tout simplement du plaisir à jouer, dans un environnement qui m’est favorable : Bourges n’est pas loin d’Orléans où vit notre mère. Je me sens intégrée dans le projet du club », glisse Clarince, qui peut donc désormais veiller de près sur l’évolution de Maëva.
« C’est trop bien de jouer avec elle ! On en avait évidemment déjà parlé mais en sachant que ça serait compliqué à mettre en œuvre. Alors quand Bourges m’a sollicitée, ça a pesé lourd dans la balance. Avec elle, j’évolue sans appréhension, sans filtre : on peut se montrer notre vrai visage Et je suis heureuse de la voir performer », avoue celle qui a troqué le 14 à Basket Landes pour le 36 chez les Tango. Et qui se félicite presque de ce Match des championnes qui a tourné court pour ses nouvelles couleurs, avec ce succès de Basket Landes (66-53).
« Il a été important pour la suite de notre évolution. On n’a pas su répondre à l’intensité de Basket Landes et ça nous a permis de nous dire qu’il fallait montrer un autre visage. On a appris de cette défaite. » Au point de prendre leur revanche dimanche ? « Basket Landes est invaincu en championnat, on va essayer de mettre un terme à ça ! » conclut-elle dans un nouvel éclat de rire. Et tant pis si cela risquera de provoquer des sifflets. Clarince Djaldi-Tabdi sait faire la part des choses. « Je me sentirai toujours un peu chez moi à Mitterrand. »