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Arrivé en 2003 au sein de la sélection portugaise, Cristiano Ronaldo n’a plus jamais quitté un effectif dans lequel il s’est vite imposé. De sa première compétition majeure, l’Euro 2004, on retiendra son match plein d’audace contre les Pays-Bas, qui deviendront l’une de ses victimes favorites au fil du temps. Ce jour-là, CR7 avait marqué un but et délivré une passe décisive - certes un peu usurpée - pour Maniche, en plus d’avoir rendu chèvre les défenseurs néerlandais.
S’il a échoué à transpercer la défense française en demi-finale de la Coupe du monde 2006, il faut reconnaître à Ronaldo le panache d’avoir défié, Willy Sagnol, Patrick Vieira ou Lilian Thuram, et parfois même les trois en même temps. Son insupportable propension à chercher la faute dans la surface de réparation à un peu éclipsé sa performance individuelle de haut rang, laquelle aurait dû être récompensée par une égalisation de Luis Figo si l’ancien pote de Zinédine Zidane n’avait pas vendangé on ne sait comment un ballon repoussé par Barthez sur sa tête à la suite d’un coup franc lointain de CR7. Tant mieux pour les Bleus, qui s’imposeront 1-0.
L’histoire dit que Gregory Van der Wiel fait encore des cauchemars de Cristiano Ronaldo, près de 15 ans après ce quart de finale d’Euro perdu contre le Portugal. Au sommet de sa gloire, la star du Real Madrid confirmait sa montée en puissance en réalisant un match total contre les Oranje. Son doublé était peu cher payé au vu du nombre d’occasions qu’il s’est procurées et des caviars offerts à ses coéquipiers vendangés sans la moindre vergogne. Assurément dans le top 5 des meilleurs matchs de sa carrière.
La Joconde de Cristiano Ronaldo en équipe nationale, si ce n’est plus. Le 19 novembre 2013, CR7 avait rendez-vous à Stockholm pour régler son compte à Zlatan Ibrahimovic dans un duel qui a tenu toutes ses promesses en barrage retour pour la Coupe du monde 2014. Seul buteur de la tête au match aller, le Portugais a éteint les espoirs suédois d’un triplé mémorable. Seul hic, son héroïsme n’aura pas servi à grand-chose dans la durée : la Seleção fera un bide au Brésil (élimination dès les phases de poules).
Un doublé, dont une Madjer, et une passe décisive pour Nani. Si le Portugal n’a pas fait mieux qu’un match nul contre la Hongrie lors de la phase de groupes de l’Euro 2016, Cristiano Ronaldo était le dernier à blâmer ce jour-là. Sans cette performance majuscule de l’idole, les Portugais passaient à la trappe dès le premier tour, et la France entière aurait connu un bel été 2016.
CR7 n’est jamais aussi fort que quand il est engagé dans un face à face avec une autre forte individualité. Contre un Gareth Bale à son prime, Ronaldo a décidé de sortir le grand jeu façon Suède 2013 (en moins bien). Buteur et passeur sur les deux seuls buts de la rencontre, il permettra au Portugal d’accéder sans trembler à la seconde finale européenne de son histoire.
Il existe forcément quelque part un univers parallèle où Cristiano Ronaldo n’est pas sorti sur blessure en première période de la finale de l’Euro 2016. Dans cet univers, la France est probablement triple championne d’Europe. Car la légende veut que l’absence de CR7 ait galvanisé les hommes de Fernando Santos, Eder le premier. Car comment expliquer cette frappe sourde à la 109e minute ?
Trois tirs cadrés, trois buts, merci, au revoir. Il a souvent été reproché à Cristiano Ronaldo d’être décevant en Coupe du monde. Une critique légitime. Mais en 2018, c’est tout juste si le bonhomme devait tout faire tout seul. Son match contre l’Espagne est une bonne illustration de la chose. Mention spéciale pour son coup franc pleine lucarne pour égaliser à la 88e minute, que tous les haters, et nous les premiers, avaient annoncé dans le mur avant le départ du ballon.
Cette demi-finale de Ligue des nations entre le Portugal et la Suisse de 2019 restera dans l’histoire comme étant le dernier chef-d’œuvre individuel de Cristiano Ronaldo avec la Seleção. En inscrivant un triplé de grande classe contre la Nati, il avait ouvert la voie de la finale aux Portugais, qui remporteront la première édition de cette nouvelle compétition contre les Pays-Bas (encore eux).
La « finale » du groupe de la mort de l’Euro 2021 avait tenu toutes ses promesses avec un joli duel à distance entre Cristiano et Benzema. Le Portugais a enfin trouvé un adversaire à sa mesure. Ce soir-là, à Budapest, les deux anciens coéquipiers merengues avaient claqué un doublé chacun (score final 2-2).