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Un peu plus et Comberlin pourrait devenir le siège officiel de l’ambassade de Belgique en France. On exagère ? Si vous le dites… Il n’empêche qu’aujourd’hui, le Stade Langonnais compte pas moins de quatre Diables Noirs dans ses rangs : Toon Deceuninck, Arthur Smeets, Timothé Rifon et Thomas Wallraf. C’est ce dernier, arrivé à l’été 2023 en Sud-Gironde, qui a été le premier Belge à poser ses valises chez les Rouge et Blanc de Langon. Dans son sillage, trois autres ont suivi durant l’été 2026. « J’ai milité pour eux, se marre l’ailier, déjà auteur de trois essais cette saison. J’aime bien avoir des collègues belges ici. »
Les quatre coéquipiers reviennent tout juste du plat pays où ils ont disputé une rencontre avec leur équipe nationale face à Hong Kong, qualifiée pour la coupe du monde 2027. « On a l’habitude de jouer dans une belle ambiance. Mais là, c’était fantastique, s’émerveille encore Timothé Rifon. On avait l’impression d’être devant 10 000 personnes. »
Résultat : une victoire probante (27-17) avec, cerise sur le gâteau, un essai signé Toon Deceuninck. « Nous avons pu montrer que nous aurions mérité de participer à cette coupe du monde », glisse Thomas Wallraf. La veille, lui et ses coéquipiers apprenaient que leur sélection n’était officiellement pas repêchée pour prendre part au plus grand événement de la planète rugby, prévu du 1er octobre au 13 novembre 2027 en Australie. Un coup dur.
Mais certainement pas la fin de l’histoire… Car les Diables Noirs continuent de gravir méthodiquement les échelons. Petit à petit, ils s’affirment davantage, grandissent et se font leur place parmi les nations de l’Ovalie. Ne comptez pas sur eux pour s’arrêter en si bon chemin.
« Il y a de l’engouement autour de la sélection », souligne sans aucun détour Arthur Smeets, la voix un peu éraillée par les festivités d’après-match – « Au niveau de la troisième mi-temps, les Belges sont meilleurs que les Langonnais », certifie-t-il. Pour illustrer son propos, l’intéressé livre un exemple : «
Durant notre préparation, nous sommes allés à la foire de Liège. Des gens nous ont reconnus. C’était encore impensable il y a peu.
La conséquence du travail accompli, rien d’autre. « Il y a une belle différence avec le rugby belge d’il y a quelques années, analyse Thomas Wallraf. Nous sommes passés par pas mal d’étapes pour arriver où nous sommes. Le projet se construit depuis des années. »
Prochain objectif avec la Belgique : le championnat d’Europe de rugby à XV lors duquel les sujets du roi Philippe vont se frotter à la Roumanie, la Géorgie et la Pologne.
D’ici-là, ces messieurs auront tout loisir de ferrailler sous les couleurs du Stade Langonnais en Nationale 2. À peine revenus de Bruxelles, ils ont d’ailleurs repris le chemin de l’entraînement, lundi 2 novembre.
Pas question de faire un pas de côté alors que des échéances cruciales attendent les Rouge et Blanc dans les prochaines semaines. « Nous réalisons un très bon début de saison, relate Arthur Smeets. Il faut continuer. »