Retour
Le retour de Marcus Rashford à Manchester United n’a pas eu l’effet escompté. Rentré à Old Trafford après un prêt réussi au FC Barcelone, l’attaquant anglais peine à retrouver son rythme et du temps de jeu, rapporte TEAMtalk. Résultat : les Red Devils seraient prêts à le laisser repartir dès le mois de janvier, et Everton s’est positionné.
Selon le média anglais, United serait ouvert à un prêt avec option d’achat, pour permettre à Rashford de retrouver la forme après une blessure. Mais un obstacle de taille se dresse sur la route : son salaire. L’international anglais toucherait un salaire de base d’environ 325 000 livres par semaine. Un gouffre pour Everton.
MOYES EN MANQUE D’ATTAQUANTS
Côté Toffees, le besoin est criant. David Moyes ne dispose que d’un seul avant-centre confirmé, Thierno Barry, après la vente de Beto cet été et l’échec d’une arrivée tardive de Folarin Balogun, selon TEAMtalk. Rashford apporterait expérience, vitesse et polyvalence, à un moment où Everton cherche à se stabiliser.
Mais le club de la Mersey est en vente, et le Friedkin Group limite les dépenses pendant le processus de cession. Prêts et joueurs libres devraient donc dominer le mercato hivernal d’Everton, au grand dam de Moyes. United pourrait prendre en charge une partie du salaire, mais la facture resterait lourde.
RASHFORD RÊVE PLUS GRAND
Reste une autre inconnue, et pas des moindres : la volonté du joueur. Selon TEAMtalk, Rashford préférerait rester dans l’un des plus grands clubs d’Europe plutôt que de rejoindre une équipe de milieu de tableau de Premier League. Après son expérience catalane, l’idée de jouer le maintien à Goodison, ou plutôt dans le nouveau stade d’Everton, ne l’enthousiasme visiblement pas.
Everton a donc prévu des alternatives : Nicolò Tresoldi (Club Bruges), auteur de neuf buts en douze matchs cette saison, Dion Beljo (Dinamo Zagreb), Esteban Lepaul (Rennes) ou Orri Óskarsson (Real Sociedad). Des profils moins clinquants, mais bien plus accessibles.
UNITED EN PLEINE TEMPÊTE
Pour Manchester United, ce dossier s’inscrit dans un contexte explosif. Michael Carrick, maintenu malgré deux lourdes défaites, joue gros ce week-end face à Chelsea. Gary Neville a même estimé que « parfois, un entraîneur a besoin d’être viré pour son propre bien ». Dans ce climat, alléger la masse salariale et relancer des joueurs en perte de vitesse devient une priorité.
Pour Rashford, l’heure des choix approche. Formé au club, il a longtemps incarné l’avenir de United. Aujourd’hui, il apparaît comme un problème à régler. La pilule est dure à avaler.
Son passage en Catalogne avait pourtant relancé sa carrière. Sous les couleurs du Barça, Rashford avait retrouvé confiance et efficacité, au point de faire oublier ses difficultés mancuniennes. Le retour à Old Trafford a brutalement stoppé cette dynamique.
Le feuilleton continue. Et janvier dira si l’enfant de Manchester accepte de revoir ses ambitions à la baisse, ou s’il attend un plus grand club. À ce stade, aucune des deux parties n’a confirmé quoi que ce soit.