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C’est Jean-Louis Bareigts, coprésident de la structure, qui veut bien en parler : « Sa disparition résonne comme une brutale et douloureuse volte-face du destin pour cet homme qui incarnait, avant tout, la fidélité. Thierry était un homme fidèle en amitié. Chez lui, la gentillesse et le sens de l’autre n’étaient pas de vains mots : c’est dans le lien aux autres que sa belle personnalité prenait toute sa mesure. Il était tout aussi fidèle aux verts et blancs. Au sein du club, son dévouement sans faille et sa constante disponibilité se sont exprimés pleinement au fil des années. »
Le coprésident rappelle que l’engagement pour le club était une histoire de famille : « Avec son épouse Nathalie et leurs deux fils, joueurs du club, ils ont énormément apporté et tant donné au fil des saisons. Sa seule et unique infidélité était réservée aux bleus et blancs de l’Aviron Bayonnais, lui qui était un inconditionnel absolu de la Peña Baiona. Il a été et restera une figure présente et marquante de la vie de notre club. »
Thierry Darricau est pleuré au-delà du Peyrehorade Sports Rugby. Ses proches, amis et collègues agriculteurs ont en effet partagé avec lui toute une vie de travail, où l’on ne compte pas les heures, où les journées s’étirent. Sans jamais renoncer à sa passion sportive.
De ses années de lycée à l’Institut Saint-Christophe de Masseube, dans le Gers – dont plus d’un se souvient aujourd’hui – à la reprise d’une exploitation de kiwis d’un exploitant retraité, le fils de Gilbert et Marie-Jeanne de « Barat-de-Vin », au quartier Misson, a poursuivi une carrière exemplaire, donnant tous ses soins à son exploitation sans se décourager, malgré les difficultés occasionnées par les colères du gave d’Oloron.