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C’est au terme d’un match de deux heures conclu au tie-break du troisième set que la carrière d’Alice Robbe dans le circuit pro s’est officiellement achevée le mercredi 21 octobre 2026, à 20 h 30.
Un ultime round face à la jeune Manon Carpentier (16 ans) très disputé avec un passage par toutes les émotions : un premier jeu de service complètement raté, un premier set où elle semble dépassée, une deuxième manche tout en maîtrise et un troisième set où elle a laissé passer sa chance sur deux balles de match en sa faveur.
J’ai essayé de faire durer le plaisir pour toutes les personnes qui sont venues, pour moi aussi un tout petit peu… Ce soir (NDLR, mercredi soir), je suis vraiment passée par toutes les émotions et c’est ce que je vais retenir. J’ai été débordée par mes émotions au démarrage. Le début a été vraiment compliqué intérieurement. Je suis contente d’avoir réussi à faire de mieux en mieux et pas de pire en pire.
La conclusion d’une carrière dans un tournoi qu’elle connaît par cœur (treizième participation) entourée par tous ceux qui l’ont accompagnée. « J’ai vraiment grandi sur ce tournoi d’année en année. La boucle est bouclée. C’est ce que j’étais venue chercher ce soir. »
De ses débuts dans le tennis au dernier match mercredi soir, Alice Robbe a pu compter sur le soutien indéfectible de ses parents. « Ils n’aiment pas que je parle d’eux mais ils ont été parfaits. Très soutenants si je puis dire, sans jamais me mettre de pression. Ils ont été très, très bons dans leur rôle », sourit Alice Robbe en évoquant ses deux plus fidèles supporters. Deux supporters qui ne loupent pas une miette du dernier match pro de leur championne de fille.
Je suis très fière de son match, c’était une belle sortie. Ça fait vingt ans qu’Alice joue au tennis. Elle y est venue dès l’âge de 3-4 ans, un peu par mimétisme avec son grand frère Simon.
Très active, Alice montre qu’elle aime se dépenser. « Elle a eu très vite de bons résultats. C’est à 12 ans qu’elle marque les esprits quand elle arrive en finale du championnat de France », rappelle le papa. Le début d’une histoire pas si tranquille pour des parents qui l’accompagnent dans ses études tout en l’assistant dans sa progression tennistique.
Enseignants tous les deux, les deux parents consacrent tout leur temps libre à organiser la vie de leur championne de fille autour de sa scolarité. « Sans accompagnement fédéral », regrettent en chœur les deux parents. La carrière pro, c’est aussi beaucoup de logistique, de tracas quotidiens et d’accompagnement. « C’était une belle aventure, mais c’est super pesant aussi. On est presque soulagé depuis qu’elle a arrêté. »
Manon Léonard (tenante du titre et vainqueure de Salma Djoubri) : « Je suis très contente de ma victoire. Ce n'est jamais simple d'aborder un premier tour, encore plus quand on a gagné l'année d'avant et qu'on a donc beaucoup de points à défendre. Globalement, je trouve que les premiers tours sont toujours difficiles à aborder donc vraiment contente de passer cette étape importante. C'est la fin de saison, j'ai quelques soucis physiques, je termine péniblement la saison mais j'essaie de gagner le plus de matchs possible. Il me reste deux autres tournois. Ma prochaine adversaire, Sada Nahimana, je la connais bien. Nous aurons un match intéressant, je trouve, car ça va être assez tactique. On a des jeux assez variés toutes les deux. Cela va être une belle opposition. »