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Après un été marqué par les départs et les inquiétudes, le club a engrangé des points précieux pour le maintien en D2. Reste à confirmer
À Marcellus/Cocumont (4e), on aurait volontiers signé pour un tel début de saison. Pas forcément au lendemain du maintien arraché au printemps, au terme d’une remontée presque inespérée, mais certainement quelques semaines plus tard. Car l’été n’avait rien fait pour rassurer un club qui venait pourtant de sauver sa place en D2. Départ de l’entraîneur, départs de plusieurs joueurs importants, effectif à reconstruire...
À Marcellus/Cocumont (4e), on aurait volontiers signé pour un tel début de saison. Pas forcément au lendemain du maintien arraché au printemps, au terme d’une remontée presque inespérée, mais certainement quelques semaines plus tard. Car l’été n’avait rien fait pour rassurer un club qui venait pourtant de sauver sa place en D2. Départ de l’entraîneur, départs de plusieurs joueurs importants, effectif à reconstruire : après avoir évité la relégation sur le terrain, Marcellus/Cocumont se retrouvait face à un autre défi. Celui de repartir.
« Il fallait reconstruire », résume le coprésident Fabien Fournier. Pendant la préparation, les nombreuses absences avaient même renforcé les doutes. Puis les choses ont bougé. Des anciens sont revenus, ceux qui avaient choisi de rester se sont accrochés et quelques nouveaux ont rejoint le groupe. Pierre Lafuente, le nouvel entraîneur, a pu commencer à bâtir quelque chose. Sans certitude sur la suite, mais avec une équipe enfin en ordre de marche.
On travaille bien, on ne s’affole pas ; on met les choses à l’endroit avec des jeunes qui s’investissent et qui sont à l’écoute »
Quatre journées plus tard, le tableau est moins sombre qu’annoncé. Avec deux victoires et un résultat nul, Marcellus/Cocumont est dans le top 5. Si ce n’est pas une garantie pour la suite, c’est déjà un capital appréciable pour une formation qui s’attendait à souffrir. Surtout, ces points n’ont pas été pris n’importe où : les Panthères ont battu Tonneins (9e) et Castillonnès (11e), deux adversaires qui pourraient bien disputer le même championnat qu’eux, celui du maintien. Le nul au Port/Feugarolles (10e) avait, quant à lui, eu le mérite de lancer la saison.
Le net succès décroché dimanche à Castillonnès (1-4), face à une équipe privée de nombreux titulaires, a permis de renforcer une confiance encore fragile. Mais aussi de mesurer les progrès du collectif, sans tirer de conclusions excessives. « Les choses se mettent en place, on travaille bien, on ne s’affole pas, on met les choses à l’endroit avec des jeunes qui s’investissent et qui sont à l’écoute », explique le capitaine Adrien Benito. La formule dit assez bien l’état d’esprit : ni euphorie ni panique, simplement la volonté de remettre le club sur des bases solides.
Car personne n’a oublié d’où vient Marcellus/Cocumont. Et avec un effectif qui demeure quantitativement limité, les mois d’hiver pourraient bien rappeler certaines fragilités. Avec sept points au compteur, l’équipe est peut-être en avance sur ses temps de passage. Mais elle sait aussi qu’elle n’a pas encore affronté les formations les plus redoutables de cette D2.
La première arrive samedi (19 heures). Nérac (1er), leader avec quatre victoires en autant de rencontres, se présente avec des arguments bien plus impressionnants. Pour les hommes de Pierre Lafuente, ce rendez-vous dira moins s’ils peuvent regarder vers le haut que s’ils ont déjà suffisamment progressé pour tenir tête aux meilleurs. Et même si la marche se révèle trop haute, ils auront eu le mérite de prendre les points qu’il fallait. Dans une saison où le maintien reste l’objectif, ce n’est pas rien.