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Battue dans les derniers instants par Toulon (24-25), malgré une belle réaction en seconde période, l’USAP a vu son invincibilité à domicile s’envoler samedi soir.
Cette défaite contre Toulon samedi soir (24-25) devra vite être digérée, mais elle constitue forcément un premier caillou dans la chaussure de cette USAP version 2026-2027. Parce que les Catalans souhaitaient rester invaincus le plus longtemps possible à Aimé-Giral. Parce qu’ils comptaient, surtout, conserver un bilan comptable à l’équilibre. Toujours sans succès à l’extérieur, s’imposer à domicile est presque une obligation pour rester dans le bon wagon. "C’était un match où on devait prendre nos responsabilités. C’était une opportunité de se caler dans le championnat à un niveau plutôt intéressant. Ce n’est pas le cas", regrette le manager Laurent Labit.
Car avec trois victoires en huit matches, l’USAP occupe donc la 11e position (15 points), avec quatre unités d’avance sur le Racing 92, barragiste, et dix sur Vannes, la lanterne rouge. Elle reste toutefois à six longueurs de Toulon, actuellement 6e. Une situation qui aurait pu prendre une tout autre tournure sans cet essai de Junior Kpoku à la 80e minute. Car les Catalans avaient pourtant réussi à renverser la rencontre, grâce aux réalisations de James Hall (69e) et Théo Forner (76e), après une première période plutôt timorée. Ils avaient alors laissé entrevoir la possibilité d’un nouveau scénario favorable à Aimé-Giral, avant de tout voir s’écrouler dans les derniers instants. "On était bien sûr très heureux d’être programmés samedi soir à 21 heures. C’était une reconnaissance. Mais ça nous a mis un peu de pression, parce qu’on connaissait la plupart des résultats", reconnaît Labit.
"Je pense qu’il y a beaucoup de monde qui est content de notre défaite. Toulon revient, ça fera plaisir à du monde", a exprimé Laurent Labit après la rencontre. Avant de poursuivre, non sans une pointe d’amertume : "On était contents, nous, de jouer à 21 h. J’espère que ça se reproduira, pour notre formidable public. Mais je pense que le traitement qu’on aura ne changera pas. On parlera encore de la bonne dynamique de Toulon, plutôt que de nous. Mais nous, on est satisfaits de ce qu’on fait." Une sortie qui en dit aussi un peu sur le sentiment d’un club qui estime parfois ne pas recevoir la même attention que ses concurrents.
Le manager, forcément déçu du résultat, aura tout de même quelques motifs de satisfaction à retenir de cette rencontre. Il a notamment pu voir un Jules Coulon, en troisième ligne, au four et au moulin ; un Diego Mascarenc, au centre, qui a tout donné jusqu’au bout, même sur une jambe ; ou encore un Lucas Velarte, en numéro 8, toujours dans l’avancée et précieux dans le combat. Des individualités qui ont répondu présent, mais qui n’ont malheureusement pas suffi à faire basculer la rencontre du bon côté. "On a été moins collectif que d’habitude sur certains temps de jeu", expliquait le deuxième ligne Mathieu Tanguy.
Il reste désormais un dernier rendez-vous dans ce long bloc pour l’USAP : un déplacement à Pau, samedi prochain (16 h 35). Une formation béarnaise qui devrait être privée d’une dizaine d’internationaux. Une opportunité à saisir, peut-être, pour aller récupérer une partie des points laissés en route à Aimé-Giral. Encore faudra-t-il que les Catalans soient capables de franchir un cap loin de leurs bases. Car c’est bien là que le bât blesse depuis le début de la saison. Et le calendrier ne leur laissera guère de répit : après Pau, il faudra encore aller batailler à La Rochelle, le 28 novembre. Deux déplacements pour tenter de corriger ce qui reste, pour l’instant, le principal point noir de cette USAP.