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Depuis sa victoire contre l’Australie (48-33), il y a un an, Grégory Alldritt, qui était également capitaine pour l’occasion, n’a plus rejoué avec le XV de France. Écarté pour le Tournoi des 6 Nations, blessé pour les matchs de juillet, le Rochelais sera dans les tribunes pour la réception des Fidji à Lyon samedi (21h10 sur TF1). Une trajectoire qui interpelle, mais qui reflète aussi un changement de philosophie adopté par le staff des Bleus concernant le poste de n°8.
Grégory Alldritt, c’est un n°8 que l’on peut qualifier de « traditionnel ». Puissant, fort à l’impact, dur au mal, capable de se sortir de situations compliquées derrière un pack en difficulté, le Rochelais a été pendant des années une référence mondiale à son poste.
Rarement blessé et habitué à jouer 80 minutes, le Gersois a été l’un des cadres incontournables du XV de France version Fabien Galthié.
Mais depuis un an, tout a basculé, au moment même où le guerrier rochelais a connu une baisse de régime et livré des prestations loin de ses standards.
« Est-ce que je ne me suis pas perdu à vouloir changer quelque chose dans mon jeu ? J’ai travaillé physiquement et rugbystiquement pour remettre le focus sur gagner des mètres, en défense comme en attaque, essayer de retrouver mes points forts », disait-il en avril dernier à RMC Sport au moment d’évoquer son absence durant le Tournoi des 6 Nations.
Grégory Alldritt pâtit surtout d’un changement de philosophie du staff du XV de France :
"Pour nous, le rôle du n°8 est moins marqué que traditionnellement. C'est-à-dire que le n°8 dans notre équipe complète la panoplie des troisièmes lignes, et je dirais même du "back five" (le quintet n°4, n°5, n°6, n°7 et n°8)."
Une idéologie qui explique pourquoi le sélectionneur du XV de France avait déjà misé sur Anthony Jelonch en n°8 lors du Tournoi des 6 Nations 2026. Ferrailleur hors pair et redoutable défenseur, le Toulousain n’est vraiment pas dans la lignée des purs troisièmes lignes centres.
Prévu n°8 face aux Fidji samedi, François Cros n’a, lui, officié qu’une seule fois de sa carrière à ce poste chez les Bleus (contre l’Italie en 2024). « Mais c’est un joueur qui a une formation de n°8 », rétorque Galthié. Le sélectionneur a raison, le Toulousain a évolué au centre de la troisième ligne chez les jeunes, avec France U20, et à 16 reprises avec son club.
« Il finit parfois les matchs en 8 avec son équipe », appuie Galthié, convaincu. « Et François va compléter le profil des joueurs présents sur le terrain. » Une complémentarité qui sera scrutée de près à Lyon, et pour laquelle le sélectionneur des Bleus se veut confiant : « Les profils présents, ce sont les meilleurs joueurs français du moment. »