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José Mourinho n’a pas attendu pour lancer la bataille du Clasico. Devant les caméras de Movistar, après la victoire du Real Madrid face au RB Leipzig (4-1) en Ligue des Champions, le technicien portugais s’est plaint de la programmation des matchs de Liga, rapporte Foot Mercato. Dans son viseur : un FC Barcelone qui disposerait de davantage de repos avant le choc de dimanche.
« Il n’y a pas d’histoire de confiance. C’est un match de plus, du championnat. On a déjà perdu 24 heures de repos. »
Le grief est simple. Le Barça a joué sa rencontre européenne mardi soir à Paris, le Real la sienne le lendemain. Résultat : vingt-quatre heures de récupération en moins pour les Madrilènes avant de se rendre au Camp Nou dimanche soir. Dans un match de ce niveau, chaque heure de repos compte, et Mourinho le sait mieux que personne.
Le Portugais n’en est pas à sa première sortie sur le sujet. Le calendrier fait partie de ses thèmes favoris, ceux qu’il ressort volontiers avant les grands rendez-vous. Foot Mercato y voit d’ailleurs une possible excuse anticipée, au cas où le résultat ne serait pas au rendez-vous dimanche. Un classique de la méthode Mourinho.
L’autre partie de sa déclaration mérite qu’on s’y arrête. En affirmant que le Clasico n’est qu’un match de plus du championnat, Mourinho tente de dédramatiser l’enjeu. Personne n’y croit vraiment. Avec six points de retard sur le Barça, le Real joue gros, très gros. Une défaite, et le titre s’éloignerait sérieusement.
Mais c’est tout l’art du Special One : minimiser l’enjeu en public pour protéger ses joueurs, tout en installant un rapport de force médiatique. D’un côté, il relativise. De l’autre, il pointe un avantage supposé de l’adversaire. Un double discours parfaitement calibré.
Ce Clasico a une saveur particulière pour Mourinho. Son retour au Camp Nou sur le banc madrilène ravive le souvenir de ses années de guerre ouverte avec le Barça au début des années 2010. Une époque de tensions extrêmes, de déclarations incendiaires et de rivalité poussée à son paroxysme. Le contexte actuel, avec le boycott de Florentino Pérez sur fond d’affaire Negreira, n’a rien pour apaiser l’atmosphère.
Côté catalan, on ne s’est pas encore exprimé sur ses propos. Hansi Flick a d’autres soucis, entre une défense décimée et un groupe à relever après la claque reçue au Parc des Princes. Mais nul doute que la sortie de Mourinho sera commentée d’ici dimanche.
Le Special One a lancé les hostilités. Sa conférence de presse de samedi devrait apporter son lot de nouvelles piques. Ça sent la poudre à Barcelone. Et le coup d’envoi n’a même pas encore été donné.