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La première victoire leur tendait les bras ce vendredi soir à domicile. Les Frontignanais avaient trois buts d’avance à cinq minutes de la fin, mais les lumières se sont éteintes, Cournon est revenu (27-27) et seulement deux joueurs sur cinq ont marqué leur penalty. Si près, et finalement si loin. « On est très déçus, mais est-ce qu’on méritait mieux que ça ? », s’interroge Ulrich Chaduteaud. « Quand on fait une telle entame, où on est complètement à l’ouest et qu’on fait l’exact opposé de ce qui était prévu, on n’a pas d’excuses. En étant menés 0-4 puis 4-10, ce n’est finalement pas mal d’avoir fait match nul… »
L’entame fut manquée, le sprint final aussi. « On a les situations pour tuer le match et on ne conclut pas. On perd des ballons, on rate grossièrement des tirs. Peut-être qu’avec le carton rouge de Pugliese, on arrive carbonisés et donc moins lucides à la fin, mais on n’a pas mis les ingrédients pour gagner. Certes, on a mis l’énergie, on a été dans le combat, Ferrari a été incroyable et nous a poussés fort, mais cela n’a pas suffi. »
Et comme souvent quand ça ne va pas, les coups de sifflet ont également participé à enfoncer davantage le FTHB. « Dès la première attaque, il y a un penalty non sifflé », poursuit le coach frontignanais. « Il y a le carton rouge de Pugliese, le passage en force de Mirt alors que le défenseur a un pied totalement en zone, et bien d’autres choses… Tout cela fait beaucoup à gérer. Mais on sera les seuls à pouvoir changer ça. Sur les dix premières minutes, ce n’est pas normal de proposer cela. On peut se cacher derrière l’arbitrage, derrière les huit défaites consécutives, les absents… Mais on pouvait aussi se libérer, comme à Saintes, et jouer pour se faire plaisir. Ça n’a pas été le cas. »
Le FTHB retrouvera le championnat le 13 novembre à Besançon. D’ici-là, il y aura des plaies à panser.