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Parfois, il n’y a que la loi de l’asphalte. Ou comment Michael Schumacher, notamment sous les couleurs de Ferrari, s’est hissé au sommet de la Formule 1. Celui qu’on surnommait, à l’époque, le Baron Rouge a été le roi du circuit de la décennie 1994-2004. De son côté, Rubens Barrichello, lui aussi pilote dans l’écurie frappée du sceau du cheval cabré, a toujours été sur ses traces. Toutefois, il dit ses quatre vérités sur Schumi après son grave accident de ski…
Tout petit, Michael Schumacher est passionné de vitesse et fasciné par l’automobile. C’est bien simple : la passion de la F1 coule déjà dans ses veines à ce moment-là. Son père, intrigué par ce hobby, décide de lui construire un véhicule sur mesure. Pour cela, il retape sa tondeuse en un superkart pour son gamin. Ainsi, le jeune Schumi n’a pas encore l’âge de conduire qu’il est déjà un pilote à sa manière. La suite, les fanas de F1 la connaissent.
Schumacher se fait un nom dans cette discipline sportive sur circuit élitiste. Plus qu’un nom, même, son patronyme devient comme une marque qui claque autant que ses sponsors. Il faut dire qu'en plus de Ferrari, le pilote F1 court pour Benetton et Mercedes. De fait, Schumi remporte les championnats du monde en 1994, 1995, 2000, 2001, 2003, 2004. Deux ans après, il prend une première retraite sportive avant de se retirer définitivement en 2012.
L’année suivante, malheureusement, voire même tragiquement, la vie de Michael Schumacher bascule à tout jamais. L’ancien pilote de F1 est victime d’un grave et violent accident de ski, du côté de Méribel, en Savoie, fin décembre 2013. Celui-ci, accompagné de son fils, a heurté un énorme rocher. Son casque explose en trois morceaux sous l’effet du choc. Si Schumacher est conscient à l’arrivée des secours, les choses se gâtent très vite.
Il est emmené d’urgence au CHU de Grenoble pour une opération intracrânienne. Michael Schumacher est alors victime d’une hémorragie cérébrale résultant de l’accident sur la piste skiable mais non-balisée. In fine, on le plonge dans un coma artificiel duquel il sortira début 2014. Depuis, c’est silence radio concernant son état de santé. Sa famille veille au grain, l’ayant éloigné de l’univers impitoyable et voyeur des médias.
Flashback : nous sommes en 2020 dans Beyond The Grid. Ex-coéquipier et N°2 de Michael Schumacher chez Ferrari, entre 2000 et 2005, Rubens Barrichello se livre comme rarement dans ce podcast. Il balance aussi pas mal sur Schumi : “Il ne m’a jamais vraiment soutenu. Il ne m’a jamais offert son aide, donc je ne lui ai jamais demandé.” Le célèbre pilote de F1 brésilien renchérit : “[...] Michael était différent.”
“Il était un peu naïf dans sa manière de travailler.”, ajoute Barrichello. Avant de conclure sur une note moins amère : “Nous nous sommes tous les deux poussés l’un l’autre, c’était bien.” À vrai dire, “pousser” n’est pas un verbe qui a l’air utilisé au hasard. 10 ans plus tôt, lors du Grand Prix de Hongrie 2010, Michael Schumacher a violemment poussé Barrichello contre le muret des stands à pleine vitesse durant la course. Geste souligné par le journaliste spécialisé dans la F1, Johnny Rives. Aïe, ça dérape.