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À Pau, il existe une compétition équestre encore plus relevée que les Jeux olympiques : c’est le concours complet international 5 étoiles, à voir jusqu’au 25 octobre

Jusqu’à dimanche 25 octobre, au majestueux domaine de Sers à Pau, 54 cavaliers et leurs chevaux s’affrontent dans l’une des compétitions d’équitation les plus relevées au niveau mondial : le concours complet international 5 étoiles. Jusqu’à 50 000 visiteurs sont attendus

Le cross, qui a lieu samedi 24 octobre au domaine de Sers, est l’épreuve la plus spectaculaire, avec des obstacles conçus davantage pour impressionner le public que les cavaliers.

Il s’agit du nec plus ultra de ces compétitions exigeantes qui rassemblent les épreuves de dressage, de cross et de concours de sauts d’obstacles. À Pau, la compétition a lieu depuis 1990 et son prestige attire chaque année des milliers de personnes : entre 40 et 50 000 sont encore attendues cette année, pour la 36e édition, qui a débuté ce jeudi 22 octobre et s’achèvera dimanche. Le maire de Pau, Jérôme Marbot, ne boude pas son plaisir de voir sa ville attirer toute l’attention du monde hippique pendant quelques jours.

« Ayant été moi-même cavalier par le passé, puis chargé de la filière équine pour le compte de la Ville entre 2008 et 2014, je connais et apprécie particulièrement cet événement extraordinaire, déclare-t-il. La relation entre Pau et le cheval est ancienne. C’est une richesse de notre ville que l’on oublie parfois, et qui pourtant la fait vivre et participe à son attractivité. »

« C’est l’élite de l’élite ! »

Selon lui, l’équitation a cela d’exceptionnel « qu’elle fait concourir les hommes et les femmes à égalité. On a ainsi déjà vu une femme gagner le CCI5* de Pau, ou encore les Jeux olympiques… » Il en va ainsi de la Néo-Zélandaise Jonelle Price, qui s’était imposée à Pau en 2022. Quant à son mari, Tim Price, il est le tenant du titre. Tous deux seront de retour cette année et ils seront, l’un comme l’autre, de sérieux prétendants à la gagne avec, pour chacun, trois montures en lice. « Ils ont encore très faim », confirme Pascal Sayous, le patron de la société Centaure production, qui coordonne le CCI5* de Pau.

Il explique que la compétition paloise sera encore plus relevée que l’épreuve similaire (le concours complet donc) aux Jeux olympiques, parce qu’aux Jeux, « ils sont obligés d’abaisser le niveau, car il leur faut suffisamment de pays participants, sous peine de voir la discipline retirée des sports olympiques ». Pascal Sayous témoigne de la difficulté d’organiser une telle compétition, « car il n’existe aujourd’hui pas 80 couples, de par le monde, capables de relever ce défi ».

Du côté des nations représentées, « on se rend bien compte que sans les Anglais, on ne pourrait pas avoir une telle compétition, avoue Pascal Sayous. Ils représentent cette année encore une trentaine de couples : c’est l’élite de l’élite qui débarque ! Souvent, on retrouve en compétition des couples qui se connaissent par cœur depuis dix ans. Les favoris seront à rechercher du côté du Royaume-Uni ou de la Nouvelle-Zélande », pronostique le connaisseur.

1,5 million d’euros de budget

Ce jeudi 22 octobre, ils étaient 54 sur la ligne de départ, avec le début de l’épreuve de dressage. Suivra, ce vendredi, la suite et la fin de cette épreuve, avant le cross samedi et le concours de sauts d’obstacles, dimanche, avant les podiums. « Le moment phare de la compétition, c’est le cross », sait bien Jérôme Marbot. C’est l’épreuve la plus spectaculaire, mais aussi la plus agréable visuellement.

« Si le domaine de Sers est aussi magnifique, c’est parce qu’il est entretenu toute l’année par nos équipes, qui préparent également les pistes », vante le maire de Pau dans une révérence aux équipes de l’Agglomération et de la Ville, qui sont mises à contribution plus fortement à l’approche de l’événement. Outre cette aide logistique, l’Agglo met aussi la main à la poche pour l’organisation du CCI5* : 310 000 euros cette année, pour un budget total d’environ 1,5 million d’euros.

Toujours côté logistique, 400 bénévoles seront sur le pont durant toute la compétition, ainsi qu’une cinquantaine de salariés employés par Centaure production. « En tout, on a environ 1 000 personnes qui œuvrent pour l’organisation », livre Pascal Sayous. À noter que le concours complet, ce n’est pas que de l’équitation ! De nombreux à-côtés sont aussi organisés, comme des bodegas le soir, des spectacles, un village avec des commerces…

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