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Les Maritimes ont décroché leurs tout premiers points en première division, ce dimanche, à l’issue d’un match nul contre Lyon (20-20) au cours duquel elles ont su se relever de plusieurs « boulettes »
Au-delà « de la frustration », née du match nul concédé face à Lyon en ouverture du championnat (20-20), ce dimanche à Marcel-Deflandre, la capitaine rochelaise Iris Renaudin retient « beaucoup de points à revoir. Mais vu notre état d’esprit, on va garder ça en tête pour continuer à travailler. Ce public, c’est un énorme soutien. Dans les cinq dernières...
Au-delà « de la frustration », née du match nul concédé face à Lyon en ouverture du championnat (20-20), ce dimanche à Marcel-Deflandre, la capitaine rochelaise Iris Renaudin retient « beaucoup de points à revoir. Mais vu notre état d’esprit, on va garder ça en tête pour continuer à travailler. Ce public, c’est un énorme soutien. Dans les cinq dernières minutes, où l’on joue avec le cœur et ce qui nous reste d’énergie, il nous apporte une force supplémentaire. Il joue un rôle important, ça se ressent sur le terrain. »
Auteure de l’essai égalisateur, l’ex-lyonnaise Manon Leduc rejoint sa capitaine quant à l’appui des thuriféraires venus en nombre au stade : « C’était une ambiance assez particulière, ce lien créé avec les supporters te met dans le grand bain. Et quand on a vu les installations de Canal (qui retransmettait le match, NDLR), c’était impressionnant, on n’y croyait pas trop. C’est assez fou, nos visages sur les écrans en allant aux vestiaires… Ça a suivi avec le protocole de déverrouillage, les straps. Ça se rapprochait, on a commencé à sentir la pression monter. »
« L’échauffement s’est bien passé, sans trop d’erreurs de passes, on sentait qu’on était toutes connectées, très attentives, développe la pilier droit. On communiquait pas mal même si, avec le bruit, c’était compliqué. La remise des maillots était très intense, on avait aussi hâte d’être dans le vif du sujet après deux mois de préparation. »
« Je trouve qu’on s’en est bien sorti. On a vécu la réalité du haut niveau »
Puis c’est l’heure du tout premier match du Stade Rochelais en première division féminine. « D’entrée, il est compliqué car sur la première action, on est vite puni, poursuit Manon Leduc. On a fait de très bonnes choses et des boulettes, on n’a pas assez concrétisé nos temps forts. On sait qu’on manque parfois de rigueur défensive si on n’est pas assez connecté. Mais plusieurs fois, on avait visualisé leur mêlée en amont et on savait qu’on avait des choses à défendre. »
« Tout le monde attendait ce match. Vu ce que l’on a vécu pour ces moments-là, on est arrivé sur ce match avec quand même un peu de pression. Non pas par rapport à l’enjeu mais par rapport à la découverte, avec la volonté de vouloir performer, analyse le manager Alexandre Bares. Je trouve qu’on s’en est bien sorti. On a vécu la réalité du haut niveau, où chaque petite erreur peut compter. Mais notre état d’esprit a été à toute épreuve. »
« Ce qui m’a déplu rugbystiquement, c’est qu’on a un peu hésité, regrette le technicien. On s’est fait prendre un peu sur ce début de match, en ayant tendance, parfois, à avoir du mal à analyser. On a un peu surjoué au lieu d’essayer d’avoir un peu plus d’occupation pour moins se mettre en danger. Lyon s’est nourri de chaque petite erreur. Si les leaders de jeu cherchent à mettre du volume, à avoir des opportunités, c’est là que l’on doit progresser : sur cette lecture stratégique. Pour essayer de capter le ‘’momentum’’ quand il n’est pas positif afin d’être un peu mieux organisé et, justement, de ne pas faire de telles erreurs. » La leçon devra vite porter car dimanche 1er novembre, les jaune et noir se rendent à Romagnat, en Auvergne, chez les vice-championnes de France…