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Maurizio Arrivabene, ancien directeur de Ferrari, n'a pas mâché ses mots à l'égard de Charles Leclerc après son duel tendu avec Lewis Hamilton au Grand Prix du Mexique.
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Charles Leclerc a pris la parole après son duel tendu avec Lewis Hamilton au Grand Prix du Mexique. Alors que le Britannique a vivement critiqué les conséquences de leur affrontement sur le résultat de Ferrari, le Monégasque a tenu à défendre son comportement. Pour lui, cet épisode ne justifie pas une remise en question du fonctionnement de la Scuderia. Une analyse que ne partage pas du tout Maurizio Arrivabene, ancien directeur de l’écurie italienne.
Partis respectivement de la première et de la troisième place, Hamilton et Leclerc se sont rapidement retrouvés aux avant-postes. Mais leur bataille a dégénéré dès le quatrième virage. Les deux pilotes ont manqué leur freinage, tandis que le Monégasque a coupé la piste pour s’emparer de la tête. Max Verstappen en a profité pour dépasser Hamilton. Une séquence qui a compromis les chances de Ferrari de se battre pour la victoire.
Interrogé par RacingNews365, Leclerc est revenu sur cette situation litigieuse : « Dans une telle situation, on s’attend évidemment à devoir faire quelque chose. Mais faut-il rendre la deuxième place ? La troisième ? La quatrième ? La quatrième n’aurait probablement eu aucun sens, mais la deuxième ou la troisième, peut-être. » Le pilote Ferrari a finalement conservé la tête, avant d’écoper d’une pénalité de cinq secondes. Une sanction qui a permis à Verstappen de prendre les commandes lors des arrêts aux stands, puis de s’imposer devant Hamilton.
Malgré la frustration de son coéquipier, le Monégasque ne considère pas leur affrontement comme un problème majeur : « Nous nous battions pour la victoire. Il était donc évident que ni lui ni moi n’allions laisser beaucoup de marge. Au final, nous avons tous les deux commis une erreur à l’approche du quatrième virage. » Des explications qui n’ont visiblement pas convaincu Maurizio Arrivabene.
Interrogé par Sky Italia, l’ancien patron de Ferrari n’a pas mâché ses mots à l’égard de Leclerc. « Il ne faut pas oublier que Leclerc affrontait Hamilton, qui possède une expérience et une intelligence de course considérables. Les deux ont freiné trop tard au moment décisif, mais Lewis a eu l’expérience nécessaire pour rester sur la piste, tandis que Leclerc s’est ridiculisé », a-t-il lancé.
Arrivabene a également pointé du doigt les tensions entre les deux pilotes : « Deux pilotes dans le même garage, mais nous voyons deux camps différents. » Selon lui, Frédéric Vasseur doit reprendre la situation en main et rappeler les responsabilités de chacun afin que les intérêts de Ferrari passent avant les rivalités individuelles. « Le directeur d’équipe doit être le directeur d’équipe, et le pilote doit être le pilote. Vous êtes des pilotes et, par conséquent, des employés de Ferrari. Point final », a-t-il conclu.