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Que risque Jesus Owono après la mort de Jesus de Miguel ?

Le gardien de but international équato-guinéen du FC Andorre s’expose à des sanctions après avoir percuté mortellement l’attaquant de Tenerife, Jesus de Miguel. Lesquelles ? Éléments de réponse.

L'affaire ne fait sans doute que commencer, et Jesus Owono doit s'attendre à être dans le viseur. Les autorités locales ont ouvert une enquête pour « homicide involontaire » après le décès de l’attaquant de Tenerife, Jesus de Miguel, violemment percuté lundi par le portier du FC Andorre à la fin de la rencontre de deuxième division espagnole entre les deux équipes, rapporte le quotidien El Pais.

Au-delà des sanctions disciplinaires (la suspension maximale prévue jusqu'alors en pareil cas est de 12 matchs, ndlr) qui ne manqueront pas de frapper l'international équato-guinéen, expulsé sur le champ, Jesus Owono s'expose aussi à des sanctions judiciaires. Certes, « il n’existe aucun précédent en Espagne de poursuites contre un joueur pour un choc accidentel dans un sport de contact comme le football, aussi violent soit l’impact », selon El Pais. Mais la gravité exceptionnelle des faits, ayant entraîné mort d'homme, pourrait changer la donne et justifier l'engagement d'une action pénale.

Que dit le code pénal espagnol ?

Que risquerait Jesus Owono si c'était le cas ? L'article 142 du code pénal espagnol, consacré à la notion d'« homicide par imprudence », nous renseigne à ce sujet. « Celui qui, par imprudence grave, cause la mort d’autrui est puni, comme auteur d’un homicide par imprudence, de la peine d’un à quatre ans de prison », lit-on dans ledit article, qui prévoit ensuite le cas de figure de « l'imprudence moins grave ». « Celui qui, par imprudence moins grave, cause la mort d’autrui est puni de la peine d’amende de trois à dix-huit mois », est-il posé.

L'article 142 prévoit également, « si l’homicide a été commis par imprudence professionnelle », une « peine d’interdiction spéciale d’exercer la profession, le métier ou la charge pour une période de trois à six ans. » Se pose dès lors une double question : Jesus Owono a-t-il violé son devoir de prudence et le décès de Jesus de Miguel est-il imputable à cette violation ? Un « après » douloureux commence en tout cas pour le gardien de but de 25 ans.

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