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l'essentiel Après plus de 3 h 30 d'effort, Isabel, une habitante de Montauban (Tarn-et-Garonne) en surpoids qui a documenté sa préparation sur les réseaux sociaux, a franchi la ligne d'arrivée de son premier semi-marathon. La jeune femme livre un message puissant contre les préjugés. "Je veux simplement démontrer qu'il faut arrêter avec ces sottises comme quoi quelqu'un qui est trop gros ne peut pas faire de sport", confie la jeune étudiante en droit.
Après 3 heures, 32 minutes et 21 secondes d'effort, Isabel peut laisser exploser sa joie. La jeune femme, qui s'était lancée le défi de participer au semi-marathon de Toulouse au début de l'année 2026, a réussi son pari de boucler la course toulousaine, dimanche 1er novembre 2026.
"Je n'arrive pas à y croire, j'en ai chié, c'était incroyable, a réagi la jeune femme en surpoids qui a documenté sa préparation sur les réseaux. J'ai tellement travaillé pour vivre ce moment. La moi d'il y a un an ne m'aurait jamais cru si je lui avais dit que j'allais courir 21 km", confie Isabel, les larmes aux yeux, entourée de sa famille.
Sa mère a beaucoup de mal à cacher son émotion devant la caméra de La Dépêche du Midi. "Je suis fière d'elle et émue", parvient-elle seulement à lâcher, en retenant quelques larmes. Elle et son père étaient présents depuis le milieu de matinée pour encourager leur fille face au plus grand défi sportif de sa vie (jusqu'alors).
Car au-delà de sa propre personne, Isabel a souhaité, par sa démarche, lutter contre les stéréotypes et la grossophobie. "Je veux simplement démontrer qu'il faut arrêter avec ces sottises comme quoi quelqu'un qui est trop gros ne peut pas faire de sport. Ce sont des idioties. Ça rabaisse les personnes pour rien", assume celle qui est désormais semi-marathonienne.
Le chemin n'a pas été facile durant cette matinée de Toussaint. Après un départ tracé dans le quartier Jeanne-d'Arc, Isabel a connu une mésaventure. "J'ai une douleur au mollet depuis le kilomètre 3", confiait la jeune habitante de Montauban (Tarn-et-Garonne).
Il lui restait alors le passage sur la place du Capitole, sur les bords de Garonne et un passage rapide au bord du terrain du Stadium avant de remonter via la rive droite sur le boulevard Carnot où était tracée la ligne d'arrivée. Durant tout ce combat contre elle-même plus que contre le chronomètre, Isabel a pu compter sur le soutien d'Analia. Cette coureuse avait pour mission d'accompagner le concurrent qui fermait la marche, une sorte de point de repère pour les organisateurs.
Celle qui confiait ressentir du stress avant le départ, a fait fructifier dix mois de travail, entre préparation physique, cardio et séance d'entraînement pure. Désormais, celle qui portait le dossard 15 222 n'a qu'un autre objectif : "Je vais le refaire l'année prochaine ! Et on va essayer de faire mieux", assume la jeune femme.
Un message d'espoir et une inspiration pour sa communauté. Après une période de repos bien méritée, Isabel va donc basculer sur un nouveau challenge. Avec toujours la même volonté : se dépasser.