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Une Arena pleine, une Marseillaise chantée a cappella par les 4 893 supporters, des anciennes légendes tricolores dans les tribunes, à l’image de Jackson Richardson, et une ola interminable à un quart d’heure de la fin. Pour son retour à Aix, trois ans après sa dernière apparition face à la Pologne, en mars 2023, l’équipe de France a trouvé un public à la hauteur de l’événement. Et surtout, elle n’a jamais laissé la moindre chance à la Roumanie (34-27).
Pour la première en France de Talant Dujshebaev, les Bleus ont rapidement pris les commandes (9-8, 15e ; 13-9, 20e), avant de creuser progressivement l’écart. À la pause, l’affaire était déjà bien engagée (15-13). Elle a définitivement tourné à la démonstration au retour des vestiaires : 27-20 à la 50e, puis 31-23 cinq minutes plus tard. Sans trembler, la France a pu dérouler jusqu’au bout. Une soirée forcément particulière pour Pascal Bouchet. "La fête a été belle pour ce troisième match organisé sur notre territoire, expliquait le président de la Ligue Sud. Cette soirée a été une réussite et surtout l’occasion de mettre en lumière notre formation régionale avec notamment le parcours d’Éliott Desblancs."
Même si le demi-centre cagnois n’a pas pu être sur le terrain (lire plus loin), les ex-représentants du PAUC ont répondu présent. Karl Konan a encore une fois été le patron de la défense tricolore. Récompensé par le Trophée de l’engagement, le défenseur a livré un nouveau match de combat face aux artilleurs roumains, notamment Andrei Buzle, longtemps contenu par la défense française. Dans un registre plus offensif, Aymeric Minne a lui aussi marqué son retour sur les terres de ses débuts professionnels. Sobre, précis, le demi-centre a fait parler son efficacité : 4 tirs, 4 buts. Et surtout un 200e but inscrit sous le maillot bleu.
Derrière un Nedim Remili et un Dika Mem particulièrement efficaces, la France a ainsi construit une victoire sérieuse et maîtrisée. Elle lance parfaitement sa campagne de qualifications à l’Euro 2028 et offre à Aix une soirée dont le souvenir devrait rester longtemps.
À l’Arena. Mi-temps : 15-13. Spectateurs : 4893. Arbitres : M.Mitrovic et Vesovic.
France - gardiens : Bolzinger (1 arrêt) et Kieffer (5 arrêts). Buteurs : Lenne (1/2), Minne (4/4), Remili (4/4), Bos (0/2), Prandi (2/3), Richardson (0/2), Mem (7/11) Tournat (3/3), Fabregas (4/5), Descat (4/5 dont 1/1 pen.), Kounkoud (2/2), Nahi (0/2), Konan, Briet (3/5).
Entraîneur : Talant Dujshebaev.
Evolution du score : 4-3 (5e), 5-5 (10e), 9-8 (15e), 13-9 (20e), 14-10 (25e), 15-13 (30e MT), 18-14 (35e), 21-17 (40e), 23-19 (45e), 27-20 (50e), 31-23 (55e), 34 -27 (60e).
C’est l’une des petites déceptions de la soirée. Éliott Desblancs ne figurait pas sur la feuille de match. Le demi-centre du PAUC a assisté à la rencontre depuis les tribunes. Une décision qui répond à une contrainte réglementaire, bien connue du hand international. Sur les 18 joueurs sélectionnés par Talant Dujshebaev, seuls 16 pouvaient être inscrits sur la feuille de match. Elliot Desblancs et Théo Monar ont donc été les deux malheureux de la soirée. Un choix forcément frustrant pour Desblancs qui espérait défendre les couleurs françaises devant son public.