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Le succès dans le derby doit désormais trouver un prolongement européen. Vainqueur de Lens à domicile lors de la dernière journée de Ligue 1 (1-0), Lille aborde son déplacement à Bodö/Glimt avec la nécessité de réagir après trois revers en compétition européenne. Davide Ancelotti refuse de présenter cette rencontre comme une ultime occasion de se relancer. « Je pense que ce n'est pas la dernière chance. Mais c'est un match qui commence à être très important, pour ne pas dire décisif », a expliqué l’entraîneur des Dogues en conférence de presse. Le technicien attend surtout une prestation plus complète que celles proposées jusqu’ici dans la compétition. « On n'a pas réussi à faire des matches aboutis en Ligue des champions, et c'est une opportunité pour faire un match complet comme on l'a fait sur le dernier match contre Lens. » Face à un adversaire qu’il juge « redoutable », Ancelotti réclame la même implication que lors du derby : « Bodö, ce n'est plus une surprise, c'est une équipe redoutable. On s'attend à une grosse bataille, il faut être prêt mentalement. »
Les conditions de jeu, notamment la pelouse synthétique, ne conduiront pas l’entraîneur lillois à faire de la récupération sa priorité. « Je vais chercher à mettre en place l'équipe la plus compétitive possible pour gagner ce match. Je ne veux pas préparer ce match en pensant à faire récupérer des joueurs », a-t-il insisté. Des changements restent envisageables, à condition de préserver la compétitivité de son équipe. L’absence de Nabil Bentaleb impose également une réflexion sur l’organisation. Interrogé sur la possibilité de reconduire une structure à trois milieux, le coach a laissé ses options ouvertes. « C'est vrai qu'on a des absences, mais on a quand même des solutions », a-t-il souligné, précisant qu’il prendrait sa décision après le dernier entraînement.
Davide Ancelotti a d’ailleurs exprimé son admiration pour le travail de Kjetil Knutsen, saluant l’environnement et l’équipe construits par son homologue. Le ton s’est fait plus sérieux au moment de revenir sur ses propres émotions pendant le derby. « Je suis quelqu'un qui est calme mais qui ne cache pas ses émotions », a expliqué le technicien, qui estime avoir trouvé face à Lens le bon moment pour se laisser aller. Ce souvenir ne doit toutefois pas détourner Lille de son prochain rendez-vous. « Cela va rester dans ma mémoire, mais le football n'a pas de mémoire. On a un examen très compliqué demain », a-t-il prévenu. En Norvège, les Dogues devront confirmer la constance réclamée par leur entraîneur.