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Car Mourinho, lui, avait choisi son combat. En conférence de presse, le coach merengue a sermonné tout le monde à propos d’une main d’Aurélien Tchouaméni dans la surface, un penalty d’abord sifflé pour le Racing puis annulé après visionnage. « Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas les règles », a-t-il lâché, jugeant que l’action n’était « jamais » penalty. Sur l’autre penalty du match, celui qui a lancé son équipe, pas un mot.
Le VAR a tout revu… sauf une action
Le scénario a de quoi faire grincer des dents en Cantabrie. Vers la 10e minute, Matteo Prati touche Kylian Mbappé dans la surface. José Luis Munuera Montero désigne le point de penalty, Mbappé ouvre le score et le VAR, Milla Alvendiz, ne demande aucune vérification. « Toucher un joueur, ce n’est pas faute. Il y a du contact dans le football », peste José Alberto. « Ce qui me dérange, c’est que ce ne soit pas revu. C’est pour ça que le VAR existe. »
Pour la main de Tchouaméni, en revanche, l’assistance vidéo envoie Munuera devant l’écran. Son explication, rendue publique par OKDiario : le Français « joue le ballon volontairement d’abord, et ensuite le ballon lui touche la main ». Sur le plan du règlement, Mourinho a donc raison. Le problème tient à son silence sur l’autre décision.
Une phrase, deux lectures
La polémique a même débordé dans la presse espagnole. Mundo Deportivo a attribué à Mourinho la phrase « si l’arbitre vidéo ne dormait pas, ce n’est pas penalty » à propos de Mbappé, ce qui aurait ressemblé à un aveu. Selon Goal, AS, Sport et la retranscription officielle du Real, elle visait en réalité la main de Tchouaméni. Le quotidien barcelonais est depuis accusé d’avoir déformé ses propos.
Au bout du compte, le Real repart de Santander avec trois points, des buts de Mbappé, Jude Bellingham et Yan Diomande, et un entraîneur qui garde la main sur le récit. Prochain rendez-vous à Athènes, mercredi, en Ligue des champions.