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C’est une recrue de poids pour les bleu et blanc. Le Grenoblois de 52 ans est considéré comme une référence...
C’est une recrue de poids pour les bleu et blanc. Le Grenoblois de 52 ans est considéré comme une référence dans son domaine. Passé par à peu près tous les sports (football américain, bobsleigh, athlétisme) et de nombreuses références du rugby (Saracens, Pau, Harlequins, Celtic, Biarritz, Glasgow, Toulon, XV de France, Bordeaux-Bègles), il chapeautera la préparation physique bayonnaise en tête de gondole, après un début de saison géré de loin via des relais sur le terrain : Antoine Kneblewski, arrivé cet été du Racing 92, et Arnaud Baratchart.
Ce mercredi, Thibault Giroud a pris un peu plus ses marques, après avoir observé la séance de la veille du bord de touche. Au milieu du groupe, il a échangé avec Camille Lopez, côtoyé en équipe de France, tout comme le capitaine bayonnais Arthur Iturria. « Pour le moment, il est un petit peu en retrait, raconte ce dernier. Il regarde comment ça se passe. Il entre progressivement dans le vif du sujet. Il est clair qu’il va nous demander certaines choses au niveau physique, notamment d’avoir une base plus haute que l’actuelle. Ça va nous tirer vers le haut. »
« Il n’hésite pas à te dire quand ça ne va pas. C’est une bonne chose dans le monde actuel »
« Il a à cœur d’amener sa patte, une patte assez spéciale, juge Léo Coly. On l’a vu avec l’équipe de France. Il a un peu fait changer le jeu de l’équipe. Il est très à cheval sur les efforts sans ballon. C’est 80 % du rugby. Et il va mettre une certaine importance sur tout ce qui est accélération, vitesse à haute intensité. Notre huit de devant, notamment, va travailler dur et fort. » Les trois-quarts ne seront pas en reste, d’après l’ailier Tom Spring : « Nous aussi, derrière, on a plein de choses sur lesquelles progresser, comme les remises en jeu, les sprints, les efforts… Son arrivée va être un gros plus. »
Au-delà de l’aspect purement physique, la réputation de Thibault Giroud déteint déjà sur le groupe. « C’est quelqu’un qui a du caractère, du charisme, pose Iturria. Il n’hésite pas à te dire quand ça ne va pas. C’est une bonne chose dans le monde actuel. » Nick Abendanon en est convaincu : son arrivée est « une très bonne chose pour l’équipe. » Pour l’entraîneur adjoint en charge des trois-quarts et d’une partie de la défense, son expérience va aider l’Aviron à grandir. « Il a fait des grands clubs, il a connu l’équipe de France : il sait donc comment mettre les choses en place pour créer une équipe qui va peut-être gagner des titres. Sa présence va rassurer les joueurs et le staff. »
« Je pense que vous avez tous lu ce qui s’est passé à Bordeaux avec Yannick ? (Rires) Donc ça va être intéressant la semaine prochaine »