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La rotation de Genesio concentre les critiques, mais un ancien Marseillais renvoie la responsabilité vers ceux qui étaient sur le terrain.
Trois matches, trois défaites et un seul but inscrit : la campagne européenne de l’OM a déjà pris une tournure alarmante. Bruno Genesio a largement fait tourner son équipe, au risque de donner l’impression que la Ligue Europa passait après le championnat. Fabien Laurenti refuse pourtant de faire de l’entraîneur le principal responsable de ce départ manqué.
Dans le débat organisé par La Provence, l’ancien défenseur revient particulièrement sur la défaite concédée en Autriche. « Il y avait la place de faire 100 fois mieux », estime Laurenti, qui décrit Sturm Graz comme une équipe très faible. À ses yeux, la composition alignée par Genesio disposait largement des moyens nécessaires pour obtenir un résultat.
Laurenti considère que les joueurs ont rendu une copie catastrophique et rappelle qu’aucun entraîneur ne décide volontairement d’abandonner une compétition européenne. Genesio peut répartir ses forces et protéger certains titulaires, mais ceux qui profitent de la rotation doivent répondre. Leverkusen offre ainsi aux remplaçants et aux jeunes une nouvelle occasion de prouver qu’ils peuvent réellement élargir la rotation.
Le résultat en Allemagne pèsera sur les chances européennes de l’OM, mais il peut aussi modifier plusieurs hiérarchies internes. Les éléments peu utilisés en championnat auront rarement un meilleur terrain pour convaincre Genesio. Une nouvelle prestation sans intensité renforcerait l’idée que l’effectif ne permet pas de poursuivre deux objectifs. À l’inverse, une réponse forte repousserait le renoncement et rendrait la concurrence plus crédible. Les joueurs accusés d’avoir gâché les trois premières journées disposent encore d’une soirée pour changer le récit.