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Les baskets crissent sur le parquet, les joueurs se démarquent et les poignets essuient la sueur. À la halle des sports du Four-à-Chaux, à Béziers, ce mardi 27 octobre, l’ASC Béziers Handball accueille pourtant un match un peu particulier. Ici, pas de championnat ni de classement : les participants sont venus chercher un emploi. Le club a organisé, en partenariat avec France Travail, la Mission locale et Cap emploi, la deuxième édition "Du stade vers l’emploi".
Sur le terrain, candidats et recruteurs se sont mélangés sans connaître leurs identités respectives. Pendant deux heures, ils ont appris à se découvrir ballon en main, loin des CV et des entretiens traditionnels. "C’est une façon de sortir des schémas classiques de recrutement", explique Alexia, conseillère chez France Travail à Béziers.
L’objectif est de faire émerger des qualités parfois difficiles à déceler sur le papier. "Notre sport transmet les valeurs de cohésion, d’esprit d’équipe et surtout de plaisir", souligne Tom, employé du club. "Un événement comme celui-ci permet aux personnes timides de briser la glace plus facilement, d’enlever la barrière de la gêne." Une fois les activités sportives terminées, place au moment de vérité : le dévoilement des identités, suivi d’un job dating avec les quinze recruteurs présents.
Les secteurs représentés sont variés, des trois corps d’armée à l’hôtellerie-restauration, en passant par la garde d’enfants et l’aide à domicile. Pour certains employeurs, les premiers échanges sur le terrain ont déjà fait la différence. "Parfois, au moment du job dating, les recruteurs ont déjà fait leur choix et recrutent sans consulter le CV, parce que le feeling est bien passé le matin", raconte Alexia.
Cette initiative entend aussi répondre aux difficultés spécifiques du bassin d’emploi biterrois. "Le chômage est à environ 11 % dans le Biterrois", avance Richard Plas, responsable des relations entreprises chez France Travail. Il évoque notamment "une forte saisonnalité sur le territoire, de la précarité, un manque de mobilité", mais aussi un public parfois peu diplômé.
Au total, ils étaient 99 participants à cette journée, parmi lesquelles se glissaient 15 entreprises représentées.