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35 ans auparavant, Jean-Pierre Papin avait écrasé la concurrence pour s'offrir le Ballon d'Or.
En 1991, Jean-Pierre Papin devenait le troisième footballeur français de l’histoire à décrocher le Ballon d’Or, après Raymond Kopa (1958) et Michel Platini (1983, 1984 et 1985). L’attaquant de l’Olympique de Marseille avait largement remporté le scrutin.
Pourtant, cette année-là, le club phocéen avait échoué en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (l’ancêtre de la Ligue des champions), face à l’Étoile Rouge de Belgrade. Trois des principaux concurrents de « JPP » évoluaient d’ailleurs dans l’équipe yougoslave : Dejan Savićević, Darko Pančev et Robert Prosinečki.
Avec 141 points sur un maximum possible de 145, Jean-Pierre Papin avait creusé un écart énorme de 99 unités sur les trois joueurs à égalité figurant à deuxième place. À l’époque, 29 votants de nationalités différentes avaient exprimé leur choix. L’attaquant olympien avait alors été l’unique nommé à recevoir des points de chacun d’eux.
1-Jean-Pierre Papin (OM, France), 141 points
2-Dejan Savićević (Étoile Rouge de Belgrade, Yougoslavie), 42 points
Darko Pančev (Étoile Rouge de Belgrade, Yougoslavie), 42 points
Lothar Matthäus (Inter Milan, Allemagne), 42 points
5-Robert Prosinečki (Étoile Rouge et Real Madrid, Yougoslavie), 34 points
À l’époque, le lauréat du Ballon d’Or ne pouvait être qu’un footballeur européen. Jean-Pierre Papin avait été le seul joueur de l’OM à figurer au classement, avec Chris Waddle (dixième avec 11 points). Dans celui-ci, on retrouvait deux autres internationaux tricolores : Bruno Martini (3 points) et Laurent Blanc (un point).