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C’est Sanchez qui...
C’est Sanchez qui a d’abord débloqué le compteur basque sur un bon retour intérieur, avant la réplique au pied de Botica. Porté par la vista de Lestrade et la vitesse de Bouche, le SJLO a tenté d’aérer, mais l’indiscipline a freiné ses intentions. Face à l’efficacité de l’alignement gardois, le pilier Arnaud a concrétisé la puissance visiteuse derrière un groupé pénétrant d’école. L’arrière local Miura a répliqué sur un jeu au pied rasant, avant que le capitaine nîmois Robbe ne remette les siens en tête sur pénaltouche juste avant la pause.
Dès la reprise, l’exclusion temporaire d’Arnaud (carton jaune) a fait basculer la rencontre. En supériorité numérique, les Olympiens ont fait feu de tout bois : Etcheveste a aplati au terme d’un mouvement balayant toute la largeur, puis Montet a enfoncé le clou sur une pénalité jouée rapidement à la main par Dulucq.
Maîtres du tempo et de l’occupation, les locaux n’ont pourtant pas réussi à tuer le match. Une hésitation exploitée au pire moment : sur un ballon de récupération bonifié par Veredamu, une course d’aile prolongée d’un coup de pied par-dessus a permis à Di Pasquale de jaillir pour ramener Nîmes à portée d’exploit (26-24).
Le suspense est devenu irrespirable à deux minutes du terme. À 45 mètres légèrement sur la gauche, la pénalité de Botica est finalement passée courte. Saint-Jean a récupéré, dégagé son camp et scellé ce succès au forceps pour rester souverain sur ses terres.