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CAN 2025: Sénégal-Maroc, révélation fracassante sur le verdict du TAS
CAN 2025: Sénégal-Maroc, un premier verdict tombe après l’audience au TAS

Selon un journaliste marocain, le TAS aurait d’ores et déjà pris sa décision concernant le litige opposant les fédérations sénégalaise et marocaine à la suite de la finale de la CAN 2025. Une information démentie dans la foulée par un journaliste sénégalais.

Le 8 octobre dernier a eu lieu l’audience tant attendu devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Saisie par la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui conteste la décision de la CAF de lui retirer son titre de champion d’Afrique 2025 après avoir gagné sur le terrain la finale de la CAN face au Maroc (1-0 a.p.), déclaré ainsi vainqueur sur tapis vert (3-0) à la suite de l’interruption temporaire du match par les joueurs sénégalais, l’instance suisse livra son verdict à la fin du mois de novembre.

Dans l’attente de l’épilogue de ce litige, deux publications sur les réseaux sociaux alimentent les interrogations autour de la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS).  Dans un premier message présenté comme une exclusivité, Anass Izem affirme que la décision finale du TAS aurait déjà été prise depuis plusieurs jours. Selon lui, le délai avant rendre publique sa décision finale servirait uniquement à clarifier la décision et ses clauses. Le journaliste marocain ajoute qu’un éventuel appel après la publication de la sentence ne pourrait rien changer et ne serait pas accepté.

Une affirmation qui a rapidement fait réagir Sane Malang. Dans sa publication, le journaliste sénégalais pointe plusieurs incohérences dans le raisonnement de son confrère marocain. Il rappelle d’abord que le TAS constitue la dernière instance arbitrale du sport et que ses sentences sont, en principe, définitives et contraignantes pour les parties concernées. Il nuance toutefois implicitement la question des recours en soulignant qu’une sentence ne peut pas être considérée comme une simple étape avant un nouvel appel sportif.

Une journaliste sénégalais conteste l’information

Le deuxième argument de Sane Malang concerne la manière dont une décision arbitrale est élaborée. Selon lui, les arbitres ne peuvent pas prendre une décision avant d’avoir établi les justifications juridiques qui la fondent. Il estime également que les magistrats ne rendent pas une sentence dans l’intention d’en rechercher les motifs ultérieurement. Sur ce point, une distinction mérite toutefois d’être faite: le dispositif d’une sentence, qui expose le résultat, peut être communiqué avant la publication de sa motivation détaillée. Cette pratique ne signifie pas que les arbitres ont arrêté leur décision sans en examiner les fondements juridiques.

À ce stade, les deux publications ne permettent donc pas, à elles seules, d’établir que le TAS aurait déjà arrêté son verdict dans le dossier Maroc-Sénégal. Alors que l’issue de cette affaire est particulièrement attendue, la prudence reste de mise. Seule une annonce officielle du TAS permettra de connaître le contenu de sa décision et les arguments juridiques qui la justifient.