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l'essentiel À l'issue de la défaite concédée par le Castres Olympique face au Racing ce samedi 7 novembre à Pierre-Fabre (28-30), le manager tarnais Xavier Sadourny n'a pas caché sa déception et a dressé un constat lucide sur l'état de son équipe.
Est-ce cruel de perdre de cette manière ?
C'est dur, c'est certain. Cruel, je ne sais pas. C'est difficile sur cette dernière action mais la faute y est. On est trop indisciplinés sur ce match : deux cartons jaunes, 17 pénalités... On a terriblement manqué de maîtrise. C'est ce qui arrive souvent quand tu es dans des situations un peu tendues. C'est le constat.
Tout semble aller en votre faveur en fin de match pourtant. Perdre de cette façon est-il le symptôme d'une équipe qui doute ?
Ça en fait partie. Nos deux entames de chaque mi-temps ont été mauvaises. En première période, les 20 premières minutes, on n'a pas touché le ballon, on est très indisciplinés, ils scorent. Après, sur la deuxième partie de la première mi-temps, on a un peu plus le ballon, on arrive à mettre un petit peu plus en danger le Racing, même si on manque encore de maîtrise parce qu'on fait la passe de trop, on n'enchaîne pas les temps de jeu. Donc, on ne peut pas les mettre en difficulté. En revanche, les ballons portés et la mêlée nous permettent de rester dans le match, même de passer devant. Mais ça ne suffit pas parce que notre manque de maîtrise, de patience, de lucidité et notre indiscipline nous coûtent terriblement cher.
Que dit-on à ses joueurs après une défaite comme celle-là ?
Pas grand-chose. Là, il y a 10 jours de vacances qui vont faire du bien. Ce qui est important maintenant est que tout le monde parte en vacances. Que l'on s'aère l'esprit. Il n'y a pas de remède miracle. Il y a juste à faire corps, rester ensemble, que chacun se regarde un petit peu. Et puis dans 10 jours, revenir avec beaucoup de pression parce qu'il va falloir faire le dos rond, être costaud. On s'est mis dans cette situation-là, on ne le doit qu'à nous-mêmes. Il y a des leaders aussi qui vont prendre de la place, qui vont être importants dans ces moments-là. Mais on est là où on mérite. Ces vacances vont faire du bien, même si je ne sais pas si elles arrivent au moment opportun. On va revenir pour redorer notre blason, aller batailler pour des points un peu partout parce que forcément notre situation comptable fait qu'on s'est mis dans une situation difficile.
Est-ce difficile de ne pas céder à l'abattement ?
C'est le sport de haut niveau. Ceux qui vont baisser la tête, les bras, vont s'éliminer seuls. Et puis, au contraire, ceux qui vont retrousser les manches et tirer les autres avec eux passeront devant. Forcément il y a de la déception, de la frustration, de la colère. Mais pas de l'abattement.
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