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[Arkema PL] Loïc Fievet avant Le Havre-RC Lens : « Ce n’est pas alarmant parce qu’on sait où on va »

Le RC Lens féminin se déplace au Havre ce samedi pour la 6e journée d’Arkema Première Ligue (18h, diffusé en direct sur YouTube). Avec l’espoir pour l’entraîneur Loïc Fiévet de voir ses joueuses être enfin récompensées par une première victoire.

Lensois.com : Loïc Fiévet, votre semaine a d’abord été marquée par un match de Coupe LFFP perdu 4-1 à domicile contre Fleury. Qu’en retenez-vous ?
L’idée était de donner du temps de jeu à celles qui n’en avaient pas. Il n’y a que Morgane Duporge qui a démarré contre Strasbourg et qui a démarré de nouveau contre Fleury. Il y a eu une première mi-temps intéressante, avec des principes qu’on a retrouvés, qu’on voulait voir. Ce n’est pourtant pas forcément simple pour des filles qui jouent moins de retrouver ça. Et puis, il y a eu une deuxième mi-temps moins cohérente. Après, est-ce que c’est lié au fait qu’elles ont moins de temps de jeu ? Peut-être que physiquement, elles ont coulé. Il y avait moins de repères. Et puis, en face, il y avait une équipe de Fleury qui a fait rentrer des joueuses titulaires. Tout ça est lié. Le premier but est évitable parce qu’on est quatre dans la surface et qu’elle est toute seule. On a une mauvaise gestion de la surface. Puis, après, ça s’enchaîne. Les mêmes buts avec des erreurs de pressing et des erreurs de gestion de profondeur. Face à ce profil de joueuses, on paie cash. C’est dommage quand on voit la qualité de la première. Quand on voit la deuxième, il y a vraiment deux mi-temps. Et après, j’ai l’impression que physiquement, c’était dur.

Lors du dernier match de championnat à domicile contre Strasbourg, une première victoire semblait pouvoir se dessiner avant que le scénario ne devienne contraire, avec notamment cette expulsion de Julia Evrard, ainsi qu’un penalty refusé par le VAR. Est-ce qu’aujourd’hui, le gros du travail devient plus de l’ordre mental, pour s’assurer que vos joueuses ne lâchent pas face à l’absence de récompense ?
On pourrait le penser, mais ce n’est pas le cas. Quand je vois les conditions d’entraînement ce vendredi matin (NDLR : forts vents et pluie) et la séance qu’elles font… On sent qu’elles ont envie et elles ne trichent pas. On s’est retrouvés à dix contre un adversaire de qualité et Strasbourg a appuyé. On se donne, il y a le 1-1, le 2-1 et un coup de massue avec le sentiment de courir beaucoup, puis ça s’enchaîne avec le 3-1. Peut-être qu’il y a ce sentiment de doute sur ce moment-là du match, parce qu’il y a l’impression de ne pas être récompensé des efforts fournis. C’est de la déception, c’est comme ça que je le ressens. Après, l’arbitrage, on le respecte. La preuve, c’est qu’il n’y a aucune joueuse qui conteste. C’est juste qu’on ne comprend pas. Il y a des choses qu’on ne comprend pas et on n’a pas eu d’explication. Peut-être que c’était justifié. Mais sur le moment, c’est dommage qu’on n’ait pas les explications pour comprendre et passer à autre chose. Si on peut mettre le 3-2 avec ce penalty, peut-être qu’on peut rebasculer, mais non, ça s’essouffle et c’est ça qui est dommage à ce moment-là du match.

“Les filles ne trichent pas”

Est-ce qu’il existe des regrets sur ce début de saison ?
Il n’y a pas de regret parce qu’encore une fois, elles donnent le maximum. Il y a l’expérience, la découverte du haut niveau. Il y a des faits de jeu. Des fois, c’est une joueuse qui rate quelque chose à un moment donné. Puis, c’est une autre après. Chacune doit être performante au même moment et dans la durée. Je pense que c’est plus ça. Mais les filles, elles ne trichent pas. Il y a de la frustration quand on voit les scénarios. On se dit qu’on aurait pu accrocher Marseille, finalement, là-bas. On peut gagner contre Toulouse. Mais encore une fois, les filles, quand elles sont devant le but, elles veulent marquer et, quand elles défendent, elles ne font pas exprès de faire le mauvais choix. Il y a une histoire d’expérience. Elles apprennent. Elles ont conscience de ça. C’est pour ça que je dis que ce n’est pas alarmant, parce qu’on sait où on va. On sait où on était. Ce n’est pas pour se cacher derrière ça, mais on sait qu’on était en Seconde Ligue au départ. Ce n’est pas une excuse qu’on prend. On sait qu’on avance. On a aussi joué de grosses équipes. Donc, une erreur, on la paie cash. Par contre, elles montrent des choses. On accrochait Strasbourg, qui a d’autres ambitions. On montre qu’on existe.

À quoi vous attendez-vous face au Havre ?
Tous les matchs seront difficiles. Par contre, nous, c’est de garder les mêmes intentions, de garder encore cette ambition d’aller chercher quelque chose là-bas. Quand je vois encore ce qu’elles mettent dans l’entraînement, il y a des signaux qui montrent qu’elles ne lâchent pas et qu’on a envie d’aller chercher quelque chose là-bas. On y va pour chercher des points.

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