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Cette journée fera assurément date pour le tennis français et le Rolex Paris Masters. Elle a en effet débuté comme dans un rêve pour tous les joueurs tricolores en lice. Car après qu'Arthur Rinderknech a sorti le grand jeu contre le qualifié italien Mattia Bellucci et que Quentin Halys s'est offert le plus bel exploit de sa carrière aux dépens du 8e mondial Frances Tiafoe après avoir écarté quatre balles de match dans un dernier jeu décisif d'anthologie, envoyant du même coup Arthur Fils au Masters alors que les Bleus attendaient cela depuis dix ans, cela a été au tour de Luca Van Assche (22 ans) de poursuivre ce mercredi paradisiaque.
Notre jeune représentant s'est ajouté à la fête en créant lui aussi une sacrée sensation, un peu plus tard sur le court numéro 1. Vainqueur de l'Argentin Navone (48e) en deux sets au 1er tour, le 47e au classement l'a de nouveau emporté sans abandonner la moindre manche en route (7-6, 6-4 en 2h02).
Sauf que cette fois, c'est le 19e mondial (et demi-finaliste cette saison au Canada) que le vainqueur du tournoi d'Estoril en juillet dernier avait face à lui. Et alors qu'il n'avait encore jamais fait chuter de joueur du Top 20 ni atteint le 3e tour dans un Masters 1000, le joueur entraîné par Sébastien Villette et Maxime Teixeira a cumulé les deux, avec à la clé comme pour Halys un peu plus tôt sur le central contre Tiafoe sa plus belle victoire en carrière.
Le Francilien, solide dans les deux manches malgré un début de match dans la douleur (NDLR : Il a sauvé neuf balles de break au total), confirme ainsi tous ses progrès. Et Van Assche, allongé de bonheur sur le court après sa victoire quand Halys, lui, s'était agenouillé, aura encore l'occasion au prochain tour de montrer qu'il n'avait pas été présenté pour rien par beaucoup d'observateurs comme un futur grand.
Avec cette fois un premier quart de finale dans la catégorie à l'horizon, le lauréat en août dernier du Challenger de Québec City se mesurera ainsi au numéro 1 mondial Alexander Zverev ou à l'Italien Lorenzo Musetti (24e), ex-numéro 5 et tout aussi redoutable ou presque que l'Allemand. Mais étant donné que les Bleus ont semble-t-il l'intention de s'autoriser toutes les folies, tous les espoirs paraissent possibles.