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Gonçalo RamosCredit Photo - Icon Sport
Titularisé face à Ferencváros (0-2), Gonçalo Ramos a une nouvelle fois traversé la rencontre sans trouver le chemin des filets. Depuis son arrivée à l'AC Milan, le Pistolero peine à retrouver son efficacité et son rendement commence sérieusement à interroger.
« Ça m’a fait mal de quitter le PSG, car le groupe était très soudé. Il y avait les trois Portugais avec qui je passais tout mon temps. Les déplacements, les entraînements, les matchs, la sélection… » Il y a quelques jours, Gonçalo Ramos se confiait au micro de Canal 11 sur son départ de la capitale. Un chapitre parisien refermé, mais visiblement pas sans nostalgie.
Car depuis son transfert à l'AC Milan, l'été dernier, contre 74 millions d'euros, le Pistolero peine à retrouver la cible. Lui qui avait pourtant fait trembler les filets à 12 reprises la saison passée sous les couleurs parisiennes semble aujourd'hui avoir égaré sa gâchette. Un changement de décor qui ne lui a pas encore permis de retrouver son adresse devant le but.
Pourtant, l'attaquant de 25 ans peut compter sur la confiance de son entraîneur et compatriote Ruben Amorim. Sur les dix premières rencontres de Serie A, Gonçalo Ramos a été titularisé à dix reprises. Une marque de confiance qui peine toutefois à se traduire sur le terrain. Depuis le début de la saison, l'ancien Parisien n'a inscrit que deux petites réalisations. La première face à Venise, le 28 août dernier, lors d'une victoire 2-0, et la seconde contre l'Atalanta Bergame, le 18 octobre, dans un succès 3-2. Un bilan bien maigre pour un attaquant recruté à prix d'or.
Et ces statistiques ne racontent pas toute l'histoire. Au-delà de son manque d'efficacité devant le but, c'est aussi son influence dans le jeu qui interroge. Peu mobile et relativement discret dans la construction, l'ancien joueur du Benfica appartient à cette catégorie d'attaquants dont le principal talent réside dans la finition. Un profil de pur numéro 9, de plus en plus rare dans un football moderne où les avant-centres sont aussi attendus dans le jeu, à l'image d'Ousmane Dembélé, Kylian Mbappé ou encore Harry Kane. Une différence de registre qui peut expliquer certaines difficultés, mais qui pose surtout question lorsque les buts ne suivent plus.
En Ligue Europa, le constat n'est guère plus réjouissant. Une nouvelle fois titularisé face à Ferencváros, jeudi dernier, à l'occasion de la quatrième journée, Gonçalo Ramos n'a pas réussi à inverser la tendance. Pire, il a assisté impuissant au naufrage des siens, battus 0-2, sans parvenir à trouver la faille. Dans la compétition européenne, son compteur reste désespérément bloqué à une seule réalisation, inscrite face à Salzbourg (0-4), alors qu'il était entré en cours de jeu. Pour un attaquant de son calibre, le bilan commence sérieusement à faire tache. Et forcément, son utilisation comme son véritable rôle dans le collectif interrogent.
Mais réduire les difficultés milanaises au seul cas de Gonçalo Ramos serait sans doute trop facile. Car derrière les statistiques décevantes du Portugais se cache une formation qui peine elle aussi à trouver son rythme. Si l'AC Milan occupe actuellement la cinquième place de Serie A, à sept longueurs du leader, son parcours européen est autrement plus inquiétant. Après quatre journées, les Milanais végètent à la 28e place, avec une seule petite victoire au compteur. De quoi se poser une question essentielle. Avant de pointer du doigt le manque d'efficacité de son Pistolero, Ruben Amorim ne devrait-il pas d'abord revoir sa copie ? Car dans un collectif qui tourne au ralenti, même le meilleur des finisseurs peut finir par perdre ses repères.
Plus d'infos :Serie A
Depuis son arrivée à l'AC Milan, Gonçalo Ramos traverse une période délicate. Malgré la confiance de Ruben Amorim et un temps de jeu conséquent, l'ancien Parisien peine à retrouver son efficacité devant le but. Entre statistiques décevantes et difficultés collectives, le Pistolero semble avoir perdu sa gâchette.
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