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Personne ne l’avait vu venir à ce niveau, en tout cas pas si vite. À 20 ans, Senny Mayulu a trouvé le chemin des filets lors de chacun des trois derniers matches du Paris Saint-Germain, rapporte Le Figaro ce samedi. Le titre de l’article résume son état d’esprit : « Continuer à travailler dans l’ombre ». Une phrase presque paradoxale pour un joueur qui n’a jamais été autant dans la lumière.
Son début de saison avait pourtant tout d’un chemin de croix. Mises à l’écart à répétition, blessure, temps de jeu quasi nul : le jeune Parisien a longtemps dû se contenter du rôle de spectateur, dans un effectif où la concurrence offensive ne laisse aucun répit.
OL, Le Havre, Villarreal
Puis tout s’est accéléré. Il y a deux semaines, c’est lui qui a offert la victoire au PSG face à l’Olympique Lyonnais, avant de célébrer son but en reprenant la célébration de Khvicha Kvaratskhelia. Un clin d’œil remarqué. Il a ensuite marqué au Havre, puis en Ligue des champions face à Villarreal, aligné en pointe par Luis Enrique.
Rarement un jeune joueur parisien aura saisi sa chance avec autant d’efficacité. L’absence de plusieurs titulaires offensifs (Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia sont blessés) lui a ouvert une porte. Il s’y est engouffré sans trembler.
Logiquement, son nom circulait avant l’annonce de la liste de l’équipe de France. Plusieurs médias s’interrogeaient sur une possible première convocation. Le verdict est tombé vendredi soir : Mayulu ne figure pas parmi les joueurs appelés par Zinédine Zidane pour affronter l’Italie, le 12 novembre à Milan, puis la Turquie, le 15 à Bordeaux.
La pilule est sans doute un peu dure à avaler. D’autant que le sélectionneur a, dans le même temps, créé la surprise en convoquant Pablo Pagis, l’attaquant du Paris FC, pour sa première sélection. En attaque, Zidane a fait confiance à Kylian Mbappé, Michael Olise, Désiré Doué, Bradley Barcola, Marcus Thuram et Pagis. Pas de place pour le Parisien, malgré sa série. Une absence qui fera débat, ou plutôt qui rappelle à quel point la concurrence est féroce en attaque chez les Bleus, même avec Ousmane Dembélé à l’infirmerie.
Le principal intéressé, lui, a choisi de ne rien précipiter. Travailler, encore, sans se laisser griser : c’est le message qu’il fait passer à travers Le Figaro. Une maturité qui tranche avec son âge, et qui plaît en interne.
L’occasion de prolonger la série se présente dès ce samedi, avec la réception de Troyes en Ligue 1. Un quatrième but d’affilée, et le dossier Mayulu reviendrait forcément sur la table de Zidane. En voilà un qui n’a pas fini de faire parler.