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Ayyoub Bouaddi n’a joué que 55 minutes lors des trois défaites de City en Premier League, et les choix de Maresca à Nottingham interrogent.
À la mi-temps, ce samedi soir, Enzo Maresca avait deux buts à remonter face à une équipe de Nottingham Forest qui, jusque-là, n’avait pas marqué une seule fois chez elle en championnat. L’entraîneur de Manchester City a lancé Matheus Nunes et Nico O’Reilly. À la 78e minute, alors que Forest menait cette fois 3-1, il a sorti Enzo Fernández. Même ce changement dans l’entrejeu n’a pas ouvert la porte à Ayyoub Bouaddi : c’est Phil Foden qui est entré. Le Marocain a regardé du banc la troisième défaite de rang des siens en Premier League.
Il y a trois semaines, City comptait sept victoires en sept journées. La dernière, contre Ipswich (3-2), reste aussi le dernier match de championnat que Bouaddi a disputé en entier. Depuis, les Mancuniens ont pris six buts et n’en ont marqué que deux. L’ancien Lillois est resté sur le banc à Aston Villa (1-2), a débuté contre Brighton (0-1), puis n’a pas joué à Nottingham. À mi-parcours de cette mauvaise série, Maresca lui a donné sa chance, avant de le rappeler sur le banc dès la 55e minute face aux Seagulls.
Brighton montre que City peut aussi perdre avec Bouaddi. Ce qui interroge davantage, c’est la rareté des occasions de le juger sur la durée. Après dix journées, le milieu de 19 ans totalise 177 minutes de Premier League et deux titularisations. Autrement dit, il n’a pas encore joué l’équivalent de deux rencontres complètes.
Le technicien italien s’est déjà expliqué sur le sujet. En août, il demandait de la patience pour un joueur qui découvrait l’Angleterre. Après la défaite à Villa, son argument était plus tactique : il avait souhaité associer Cherki et Foden pour leurs qualités techniques et s’était dit satisfait du travail d’Elliot Anderson et d’Enzo Fernández. Il assurait aussi que Bouaddi aurait ses minutes.
C’est en Ligue des champions que le Marocain a donné le meilleur aperçu de ce qu’il pouvait apporter : 75 minutes lors de la victoire à Porto, puis une passe décisive contre le PSG. Mercredi à Leipzig, en revanche, il n’a eu droit qu’aux sept dernières minutes. Maresca connaît ses qualités et lui a déjà confié des matches exigeants. Reste à savoir ce que trois revers consécutifs peuvent changer à sa hiérarchie. À Nottingham, même mené de deux buts dès la 18e minute, il s’en est tenu à d’autres solutions jusqu’au bout.