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Luciano Spalletti respire. Et il en a profité pour envoyer un message. Dimanche soir, à l’Allianz Stadium, sa Juventus a battu le Napoli (2-0) grâce à deux frappes lointaines de Kerim Alajbegović et Jeremie Boga, rapporte Yahoo Sports. Une victoire précieuse, quatre jours après l’humiliation à Gênes.
En conférence de presse, l’entraîneur a d’abord rendu hommage à son groupe : « Les joueurs méritent tout le crédit ce soir. » Puis il a répondu, avec ironie, aux critiques qui pleuvaient sur lui : « Vous pouvez dire que Spalletti est nul, que tel joueur est nul, qu’il faut se débarrasser de tout le monde. » Avant d’appeler à l’unité du groupe.
Le technicien a aussi lancé un appel au public turinois : « Même si nous ne les rendons pas toujours heureux, nous avons besoin de nos supporters à nos côtés. » Il a demandé que l’Allianz Stadium redevienne une véritable « forteresse ». Un message clair après une série de prestations qui avaient provoqué la colère des tifosi.
La victoire permet à la Juve de souffler. Selon Goal, les Bianconeri pointent désormais à six points des places qualificatives pour la Ligue des champions. Le Napoli d’Allegri, lui, reste huitième. Un sérieux coup d’arrêt pour l’ancien entraîneur de la Juve, qui retrouvait Turin.
La pression était maximale avant ce match. Selon La Stampa et La Repubblica, la direction turinoise étudiait déjà plusieurs options pour succéder à Spalletti, parmi lesquelles Didier Deschamps, libre depuis la fin de la Coupe du monde, Stefano Pioli ou Antonio Conte. Une défaite face au Napoli aurait pu tout précipiter.
Avant la rencontre, Spalletti avait d’ailleurs jugé « provocatrice » une question sur son avenir, selon Juvefc.com, promettant de ne pas reculer d’un pas. Le résultat lui donne, pour l’instant, raison. Un sursis. Ou plutôt une bouffée d’oxygène.
Le scénario avait une saveur particulière. Spalletti, ancien champion d’Italie avec le Napoli, affrontait son ancien club, dirigé par l’ancien coach de la Juve. Le Toscan a remporté ce duel des symboles, au terme d’un match maîtrisé.
Mais personne n’est dupe à Turin. Une victoire ne suffit pas à effacer une série de prestations décevantes. La Juve devra confirmer dès le prochain déplacement à Fiorentina, le 8 novembre. Le vestiaire va en parler, et la direction aussi.
Les deux buteurs du soir ont aussi offert une belle histoire. Kerim Alajbegović et Jeremie Boga ont tous deux frappé de loin, une manière de rappeler que la Juve possède des solutions offensives malgré l’absence prolongée de Kenan Yildiz, blessé au métatarse. Un détail qui compte pour un entraîneur souvent critiqué pour le manque d’inspiration de son équipe.
Une chose est sûre : Spalletti a gagné du temps. Reste à savoir combien. Le feuilleton de son avenir est loin d’être clos. Ça sent la poudre à la Continassa.